
divertissement > people
Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon donne le coup d’envoi de sa campagne lors d’un grand meeting très attendu

Devant la basilique de Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon a donné, dimanche 7 juin 2026, le coup d’envoi de sa quatrième candidature à l’Élysée. Ce premier rendez-vous transforme la présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon lance sa campagne à Saint-Denis en démonstration de force, pensée pour l’installer comme principal adversaire d’Emmanuel Macron et du Rassemblement national. Plus de 20 000 personnes se sont pressées place de la mairie, selon la chaîne d'information publique Franceinfo, pour écouter celui qui avait terminé troisième de la présidentielle 2022. Dans cette foule compacte, le chef de file de La France insoumise a déroulé les grandes lignes de son projet social et écologique, pendant que son mouvement revendique déjà plus de 280 000 parrainages citoyens pour appuyer sa candidature.
Présidentielle 2027 : un meeting de lancement en démonstration de force
Sur la place Victor-Hugo, drapeaux tricolores et étendards insoumis recouvrent la perspective devant la basilique des rois de France. Franceinfo évoque plus de 20 000 personnes rassemblées, quand les organisateurs parlent d’une marée militante venue de toute l’Île-de-France. Avant le discours politique, Annie Ernaux, prix Nobel de littérature 2022, et Éric Vuillard, prix Goncourt 2017, prennent la parole pour apporter leur soutien.
Candidature officialisée le 3 mai 2026 sur la chaîne de télévision TF1, cette campagne s’ouvre par un réquisitoire contre Emmanuel Macron : "Les années Macron sont celles du recul de toutes les libertés. Déjà 10 lois sécuritaires, sans oublier la répression mutilante des Gilets jaunes, des 'Soulèvements de la terre', des antifas." Puis viennent les promesses sociales : "Le SMIC passera à 1 700 euros et nous créerons une Sécurité sociale intégrale, gérée par ses cotisants", avec un âge légal de départ à la retraite rétabli à 60 ans.
À Saint-Denis, la "Nouvelle France" de Jean-Luc Mélenchon en vitrine
Saint-Denis n’a pas été choisie au hasard. Depuis mars 2026, la ville est dirigée par Bally Bagayoko, maire La France insoumise, ce qui en fait une vitrine de la "Nouvelle France" revendiquée par Jean-Luc Mélenchon, entre symboles historiques et diversité populaire. Sur scène, l’édile résume cette fidélité et ces évolutions : "Chaque élection, il est différent. Chaque élection, il engrange, en fin de compte, des idées nouvelles, des manières de faire nouvelles. Mais il garde une cohérence parfaite dans le programme politique qu'il porte."
"La primaire est finie" : Mélenchon vise l’union derrière lui et le duel avec le RN
Face à une gauche éclatée, le candidat propriétaire dans le Loiret a redit qu’il ne participerait à aucune primaire unitaire, martelant que "la primaire est finie" et qu’il veut s’imposer comme la seule option crédible à gauche. Le mouvement insoumis a rappelé que son leader aurait déjà obtenu "plus de 280 000 parrainages citoyens" et qu’une "puissante dynamique entoure sa candidature", en s’appuyant sur des sondages en hausse. Dans ce récit, l’adversaire principal est le Rassemblement national, présenté comme une menace pour la France. À Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon, cité par CNews, a lancé : "Né en France, Français ! En France, le suprématisme est porté par le RN." Il relie ce face-à-face à une "planification écologique" censée refonder le pays, à la promesse d’un SMIC à 1 700 euros, mais aussi à une ligne plus offensive sur les territoires, évoquant l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie et une autonomie étendue pour la Corse.
À lire aussi sur Nextplz:



