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Philippe de Villiers, "Français de souche" assumé, fait un constat brutal au "vieux peuple qui ne veut pas mourir"

La chronique de Philippe de Villiers s’ouvre en réponse directe à l’acteur et réalisateur Mathieu Kassovitz, dont des propos sur les « Français de souche » qualifiés de « fin de races » ont déclenché une vive polémique. Il adresse ainsi une lettre ouverte, teintée de lyrisme et de passion au comédien pour défendre ce concept identitaire en accusant l’acteur d’appeler à la « désaffiliation » d’un peuple dont il estime qu’il détient les « poutres maîtresses » de l’histoire de France.
Un hommage lyrique au “vieux peuple”
Pour Philippe De Villiers, les « Français de souche » ne sont pas une abstraction, mais un peuple vivant depuis plus de 2 000 ans, enraciné dans les paysages ruraux, les terroirs et la mémoire collective française. Il dépeint en effet ces hommes et femmes comme des couturiers de civilisation, façonnant, au fil des siècles, la culture, l’agriculture, l’art et les traditions. Loin d’une simple référence généalogique, cette image est une figuration poétique d’une France profonde, incarnée par des paysans, bergers, vignerons ou artisans, porteurs selon lui d’un héritage immémorial.
Les racines culturelles célébrées
Philippe De Villiers cite ainsi des figures historiques et culturelles, comme les frères Lumière, qu’il qualifie de « Français de souche » ayant inventé le cinéma (un clin d’œil ironique) adressé à Mathieu Kassovitz, dont le travail s’inscrit précisément dans cet art. Il évoque aussi les paysages peints par Millet ou Courbet, les vignobles de Garonne et les traditions culinaires comme autant de manifestations vivantes de ce « vieux peuple ». En filigrane, il présente ces héritages comme une continuité* : de la terre à l’art, de l’histoire à la modernité.
Une France qui « ne veut pas mourir »
La lettre se clôt sur une image puissante : celle d’un peuple qui « ne veut pas mourir », vibrant encore au cœur de la société française. Pour De Villiers, ce peuple est la somme des ascendants, des mémoires et des traditions qui persistent, malgré les transformations sociétales et les débats actuels. Il réclame un hommage public à ces Français, les invitant à se reconnaître dans une histoire collective et une identité enracinée.
Une vision controversée de l’identité française
Cette prose passionnée illustre combien le débat autour des « Français de souche » reste hautement polémique, mêlant identité, histoire et politique culturelle. Le terme lui-même est discuté dans la mesure où certains le considèrent comme imprécis ou excluant, car la France est un pays historiquement métissé et multiculturel. Pourtant, pour Philippe De Villiers, cette notion symbolise une continuum de traditions et une respiration collective qu’il souhaite défendre face à ce qu’il perçoit comme une remise en cause.
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