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Philippe de Villiers, 76 ans, se paie la tête des Français : "Je les ai bien niqués"

Philippe de Villiers, 76 ans, se paie la tête des Français : "Je les ai bien niqués"
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La politique française est en pleine recomposition. Après la démission de François Bayrou, Sébastien Lecornu a pris les rênes de Matignon et doit dévoiler d’ici peu la composition de son premier gouvernement.

Philippe de Villiers demande un référendum sur l'immigration

Un contexte de transition qui nourrit toutes les conversations, et dont certains profitent pour tenter d’influencer le débat public. Parmi eux, une vieille figure de la vie politique, Philippe de Villiers. À 76 ans, l’ancien ministre et fondateur du Puy du Fou n’a rien perdu de son goût pour la provocation et s’invite à nouveau dans l’actualité avec une proposition choc : un référendum sur l’immigration. Dans son dernier livre Populicide, publié chez Fayard, il décrit un pays qu’il estime en plein bouleversement démographique et plaide pour que les Français reprennent la main sur cette question. "Je propose la même chose, mais pour sauver les Français, les derniers Français (…) Il faut lancer une grande pétition nationale (…) qui exige du président de la République le droit à l’expression d’un peuple menacé de mort", martèle-t-il dans les colonnes du Journal du Dimanche.

Cette phrase sans filtre de l'ancien député

Habitué des formules qui frappent, Philippe de Villiers s’amuse aussi à brouiller les pistes en multipliant les anecdotes tantôt authentiques, tantôt inventées. Comme il l’avouait lui-même un jour en riant : "Je les ai bien niqués !". L’hebdomadaire L’Express rappelle en effet qu’il aime enjoliver ou même inventer de toutes pièces certaines histoires, quitte à surprendre son auditoire. Dans son livre Le jour d’après (Albin Michel), il racontait par exemple un dîner houleux en 2019 face à Emmanuel Macron, en présence de Brigitte Macron. Une scène où il aurait pris un malin plaisir à piquer le président sur sa vision de la France.

"J'ai tout invité"

Plus récemment encore, lors d’un déjeuner à Paris, il aurait livré une anecdote délirante à propos de Jacques Chirac. De Villiers affirmait que, lors d’un dîner réunissant plusieurs grands dirigeants européens, chacun avait été invité à choisir une date marquante de l’histoire du continent. Et que Jacques Chirac, verre à la main, aurait répondu du tac au tac : "Pour moi, c’est 1664… Kronenbourg !" Avant de reconnaître finalement, hilare : "J’ai tout inventé !". Cette façon de jouer avec la frontière entre mémoire et fiction fait partie intégrante du personnage. À la fois aristocrate assumé et tribun populaire, Philippe de Villiers connaît parfaitement les codes de ce Paris qu’il critique sans cesse. Son patronyme complet, Le Jolis de Villiers de Saintignon, rappelle son origine noble, mais lui préfère souvent l’image d’un homme de terroir, bottes crottées ou chaussures en cuir marquées par la terre de son domaine vendéen.

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