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Patrick Bruel "V... !" : sa pièce de théâtre interrompue par des féministes en plein Paris

Le monde du spectacle vit une époque où les applaudissements peuvent soudainement se transformer en cris accusateurs. Car les affaires de mœurs ne restent désormais plus jamais cantonnées aux prétoires et jaillissent dorénavant sur les planches. C’est précisément ce qu’a vécu Patrick Bruel lors d’une soirée qui s’annonçait pourtant paisible. Ainsi, des voix se sont élevées dans l’obscurité feutrée d’un théâtre parisien, brisant net le quatrième mur.
Patrick Bruel a trouvé un « paradis confidentiel » sur l’île de Ré
Les stars aussi cherchent parfois à fuir le fracas du monde médiatique. En effet, Patrick Bruel a choisi l’île de Ré comme bouclier contre la tempête judiciaire qui le frappe. D'ailleurs, selon certains habitués, cette terre a des airs de « paradis confidentiel », préservé du bruit du monde. De même, de nombreuses personnalités y savourent « le luxe de l'anonymat » entre venelles fleuries et plages sauvages.
C'est pourquoi l'artiste a jeté son dévolu sur une demeure typiquement rétaise, véritable havre de paix discret. Le Journal de La Maison rapporte l'avoir aperçu, « lunettes noires vissées sur le nez », en train de « choisir ses fruits au marché ». Pourtant, cette parenthèse insulaire et si paisible a brutalement volé en éclats il y a à peine quelques heures.
Des militantes hurlent « Violeur, Bruel ! » au théâtre Édouard-VII
La quiétude de la scène a volé en éclats ce 27 mai au soir. En effet, des militantes du collectif « Nous Toutes » ont interrompu la pièce au Théâtre Édouard-VII, scandant « Violeur, Bruel ! Violeur, Bruel ! ». Arborant des masques à son effigie surplombés du mot « violeur », elles se sont alors immiscées parmi le public médusé.
Maria Martin-Pipaud, directrice déléguée de la salle, a d'ailleurs raconté au Parisien : « Il y a trois nanas qui se sont levées, elles étaient avec un truc sur la tête et elles ont commencé à hurler ». Heureusement, le service de sécurité a rapidement évacué le petit groupe sans résistance notable. Toutefois, cet esclandre éphémère mais fracassant cache une colère bien plus structurée.
« Les sales connes te lâcheront pas », la pression s’accentue sur l’artiste
L'incident s'est produit dès le « démarrage de la pièce », précise la responsable des lieux qui a retrouvé un sac abandonné. Par conséquent, les militantes pourraient « avoir des problèmes… » a-t-elle glissé, estimant que l'on « ne peut pas tout se permettre ». Une membre du collectif a ensuite confié sous couvert d'anonymat un message bien plus menaçant à l'AFP.
Ainsi, elle a assuré : « Ce sont plusieurs militantes qui ont voulu faire passer un message très clair : Bruel, les sales connes te lâcheront pas ». De plus, dans un communiqué cinglant, « Nous Toutes » a fustigé le milieu culturel, estimant que maintenir la programmation « met en danger toutes les femmes ». Enfin, la pression s'accentue inexorablement à l'approche de sa prochaine tournée.
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