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Patrick Bruel : "On fera une fournée la prochaine fois", avant sa mort, ces propos écoeurants tenus par Jean-Marie Le Pen

Patrick Bruel : "On fera une fournée la prochaine fois", avant sa mort, ces propos écoeurants tenus par Jean-Marie Le Pen
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Premier personnage de la chanson française dans les années 1990, Patrick Bruel n’a jamais caché son opposition au Front national. Une prise de position qui lui avait valu de devenir l’une des cibles privilégiées de Jean-Marie Le Pen. En 2014, une nouvelle polémique éclatait donc lorsque le président d’honneur du FN prononçait une phrase jugée antisémite par de nombreux observateurs. Une affaire qui remettait en lumière des déclarations beaucoup plus anciennes tenues à l’encontre du chanteur.

La polémique de la « fournée » qui choque l’opinion

Le 6 juin 2014, Jean-Marie Le Pen apparaissait dans une vidéo diffusée sur internet. Interrogé au sujet de plusieurs artistes ayant affiché leur opposition au Front national, il a notamment évoqué Patrick Bruel : « On fera une fournée la prochaine fois. » Ce qui a particulièrement fait réagir au sein de l’opinion publique. De nombreuses personnalités politiques et associations ont ainsi dénoncé une allusion antisémite. Le terme « fournée » étant interprété par beaucoup comme une référence aux fours crématoires utilisés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Des déclarations datant de 1995 ressurgissent

Pour contester les explications de l’ancien dirigeant du Front national, plusieurs médias ont donc exhumé une déclaration prononcée près de vingt ans auparavant. Le 21 juin 1995, lors d’une conférence de presse organisée à Toulon après la victoire du Front national aux élections municipales, Jean-Marie Le Pen s’en était déjà à Patrick Bruel. Le chanteur avait décidé d’annuler ses concerts dans la ville afin de protester contre l’arrivée du parti d’extrême droite à la mairie. Devant les journalistes, le leader frontiste ironisait alors sur cette décisio en déclarant que Toulon devra se priver des « vocalises du chanteur Benguigui ». Une référence directe au véritable nom de famille de l’artiste, Patrick Benguigui.

Patrick Bruel, symbole de l’opposition au Front national

À cette époque, Patrick Bruel figurait parmi les personnalités les plus populaires de France. Son refus de se produire dans une municipalité dirigée par le Front national était d’ailleurs largement médiatisé. Jean-Marie Le Pen tournait alors cette prise de position en dérision, en estimant que les habitants de Toulon ne souffriront pas de cette absence. Il a même ajouté que les admirateurs du chanteur pourront toujours assister à ses spectacles dans une ville voisine.

Une controverse restée dans les mémoires

La polémique de 2014 a ravivé le souvenir de ces déclarations anciennes. Pour les détracteurs de Jean-Marie Le Pen, les propos tenus en 1995 démontraient qu’il connaissait parfaitement les origines familiales de Patrick Bruel lorsqu’il affirmait le contraire. Plus largement, cette affaire a marqué un nouvel épisode des controverses qui ont jalonné la carrière politique du fondateur du Front national. Quant à Patrick Bruel, il est resté l’une des figures emblématiques du monde culturel ayant régulièrement pris position contre l’extrême droite au cours de sa carrière.

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