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Patrick Bruel, "le Pied-noir de service" : "Rodriguez au pays de la merguez", ce rôle qu'il a refusé de peur d'être stigmatisé

Patrick Bruel, "le Pied-noir de service" : "Rodriguez au pays de la merguez", ce rôle qu'il a refusé de peur d'être stigmatisé
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Patrick Bruel n’a jamais caché ses origines judéo-algériennes ni son attachement à son histoire familiale. Pourtant, au début de sa carrière d’acteur, le chanteur a refusé d’être enfermé dans des rôles liés à ses origines. Dans une ancienne interview, il est revenu avec franchise sur une proposition qui l’a poussé à prendre ses distances avec le cinéma français pendant quelque temps. Un choix déterminant qui a finalement contribué à façonner son parcours artistique.

Un jeune acteur à la recherche de crédibilité

Au début des années 1980, Patrick Bruel tente de se faire une place dans le monde du cinéma. Après quelques apparitions remarquées, il reçoit différentes propositions de rôles. Mais le jeune comédien nourrit déjà une ambition bien précise : être considéré comme un acteur à part entière et non comme un simple profil correspondant à une origine ou à un cliché. C’est dans ce contexte qu’il accepte l’idée de jouer certains personnages inspirés de son histoire familiale. Toutefois, il fixe rapidement une limite. Hors de question pour lui de devenir « le Pied-noir de service » que l’on sollicite systématiquement dès qu’un personnage d’origine nord-africaine apparaît dans un scénario.

« Rodriguez au pays de la merguez », le rôle de trop

Dans cette interview, Patrick Bruel raconte avec humour mais aussi avec une certaine fermeté le moment où il a décidé de dire stop. « Je voulais bien jouer le rôle de pied noir de service », explique-t-il d’abord. Une manière de reconnaître qu’il ne rejetait pas totalement les personnages liés à ses racines. Mais une proposition particulière l’a fait changer d’avis. « Le second rôle qu’on m’a proposé, c’était Rodriguez au pays de la merguez », se souvient-il.

Un intitulé qui lui a alors paru symboliser une vision caricaturale de son identité. Face à cette perspective, le futur interprète de Casser la voix a préféré prendre ses distances : « Là je me suis barré à New York pendant un an ». Une décision radicale qui témoigne de sa volonté de ne pas être catalogué dès les débuts de sa carrière.

Une parenthèse américaine décisive

Ce séjour à New York a donc marqué un tournant important dans la vie de Patrick Bruel. Loin des plateaux français et des étiquettes qu’il redoute, il a en effet découvert une autre manière d’aborder le métier d’artiste : « Il s’est passé plein de choses, j’ai fait plein de rencontres ». Une période qui lui a permis d’élargir ses horizons et de gagner en confiance. Il a également profité de cette expérience pour observer, apprendre et mûrir ses projets.

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