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Patrick Bruel aurait "bluffé le fisc" : cette combine "légale" qui lui a permis de passer en "zone grise" avec ses gains au poker

Patrick Bruel aurait "bluffé le fisc" : cette combine "légale" qui lui a permis de passer en "zone grise" avec ses gains au poker
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Patrick Bruel traverse actuellement l'une des périodes les plus délicates de sa carrière. Depuis plusieurs mois, le chanteur fait face à de nombreuses accusations de violences sexuelles, d'agressions sexuelles et de viols présumés qu'il conteste fermement. Ses avocats rappellent régulièrement qu'il bénéficie de la présomption d'innocence et qu'aucune condamnation n'a été prononcée à son encontre.

Patrick Bruel, ce passionné de poker

Mais bien avant ces affaires judiciaires, l'artiste avait déjà vu son nom associé à une autre polémique, cette fois dans le monde des affaires et du poker en ligne. Car Patrick Bruel ne s'est jamais limité à la musique ou au cinéma. Passionné de poker depuis des années, il a également investi dans ce secteur à travers Winamax, devenu l'un des leaders du marché français. Une aventure entrepreneuriale qui lui a permis de développer une activité lucrative, mais qui a aussi attiré l'attention du fisc et de plusieurs médias au début des années 2010. En 2009, Patrick Bruel participe à la reprise de Winamax, alors société britannique spécialisée dans le poker en ligne. À cette époque, le marché français des jeux en ligne n'est pas encore totalement encadré comme il l'est aujourd'hui.

Cette collaboration avec Winamax qui a attiré l'attention du fisc

L'année suivante marque un tournant. En juin 2010, Winamax obtient l'agrément de l'Autorité de régulation des jeux en ligne, permettant à la plateforme d'opérer officiellement en France après l'ouverture du marché. Mais avant cette régularisation, le fonctionnement de la société reposait sur une organisation internationale qui a suscité de nombreuses interrogations. Selon des informations relayées à l'époque, une partie des revenus générés par Winamax transitait par sa maison mère, Oxley Properties. Cette holding aurait successivement été implantée dans les îles Vierges britanniques puis au Luxembourg. Un montage qui n'était pas illégal en soi, mais qui alimentait le débat sur l'optimisation fiscale pratiquée par certaines entreprises du secteur numérique. Cette structure aurait notamment permis de conserver jusqu'à 1,14 million d'euros au Luxembourg afin de financer l'organisation de différents tournois de poker.

Une "zone grise" très lucrative

Une situation qui a conduit certains observateurs à évoquer une stratégie permettant de profiter d'une fiscalité plus avantageuse que celle appliquée en France. Face aux critiques, les dirigeants de Winamax avaient rapidement répondu. Alexandre Roos expliquait alors que les opérateurs de jeux en ligne évoluaient avant 2010 dans ce qu'il qualifiait lui-même de "zone grise". Selon lui, l'entreprise exerçait légalement depuis le Royaume-Uni grâce à une licence européenne parfaitement valable. Le dirigeant insistait également sur le fait que les actionnaires vivaient en France et y payaient leurs impôts personnels. Il soulignait aussi que Winamax avait versé près de 30 millions d'euros de taxes et d'impôts en France en 2011, une fois l'entreprise pleinement entrée dans le cadre réglementaire français.

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