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Patrick Balkany condamné : l'ex-maire jugé inéligible et condamné à de la prison ferme pour détournement de fonds publics

Patrick Balkany condamné : l'ex-maire jugé inéligible et condamné à de la prison ferme pour détournement de fonds publics
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Nouvelle condamnation pour Patrick Balkany. Et cette fois, l’addition est doublement salée. L’ancien maire de Levallois-Perret fait face à la justice depuis de nombreuses années sur une affaire de détournement de fonds publics. En effet, devant le tribunal correctionnel, ce dernier répondait de ses actes pour deux dossiers distincts. Un premier pour emploi présumé fictif d’un proche dans une association-satellite de la mairie de Levallois. Le second, c’est pour avoir utilisé des agents municipaux comme chauffeurs personnels. Face à la justice, le septuagénaire n’a pas réussi à sortir vainqueur.

Patrick Balkany écope d’une double peine de prison

Le verdict est tombé ce jeudi 28 mai au tribunal correctionnel de Nanterre. L'ancien maire emblématique de Levallois-Perret a été reconnu coupable pour les deux affaires de détournement de fonds publics. Pour la première affaire, l’homme de 77 ans a écopé de quinze mois de prison. Et pour la seconde, c’est une peine de trois ans de prison ferme. Mais ce n’est pas tout. En effet, pour l'ancien homme fort de la droite francilienne, l'addition est particulièrement salée. En plus de la prison, les juges ont été condamnés à deux lourdes amendes totalisant 850 000 euros, assorties d'une peine d'inéligibilité de dix ans et d'une interdiction de cinq ans d'exercer toute fonction publique. 

Le cinglant réquisitoire de la présidente du tribunal sur cette affaire

La présidente du tribunal, Céline Ballerini, n'a pas mâché ses mots, comme le rapporte Libération. En balayant d'un revers de main la ligne de défense de l'ancien maire qui a évoqué sa relation avec Brigitte Macron, elle a fermement rappelé que les infractions reprochées n'avaient absolument rien de dérisoire. Et ce, contrairement à ce que Patrick Balkany a essayé de faire croire. Pour la magistrate, cette affaire met surtout en lumière une désolante désinvolture. En effet, cette dernière constate “la légèreté avec laquelle les élus de la République peuvent s’affranchir des règles et des lois” qu’ils ont le devoir de faire respecter. Au-delà du délit financier, la juge a fustigé un comportement destructeur pour la démocratie. Un acte qui brise le lien de confiance “que les administrés doivent à ceux qui les représentent et aux institutions”.

“Il ne passera pas un seul jour en détention”

Céline Ballerini a également déploré l'attitude de l’ex-maire. Elle n’a pas manqué de pointer du doigt un positionnement figé. En effet, malgré le poids de ses fautes passées, Patrick Balkany est resté sourd aux rappels à l'ordre. Il n’a pas cessé de dérouler “un discours inchangé au fil des audiences”. Et ce, sans jamais esquisser le moindre regret. Si le tribunal s'est montré implacable sur le fond, il a tout de même consenti à un unique geste de clémence. Celui de ne pas ordonner son incarcération immédiate. Une décision dictée par les 77 ans de Patrick Balkany. Un sursis de courte durée qui permet à la défense de reprendre son souffle. D’ailleurs, cette dernière a déjà annoncé son intention de faire appel. “La seule chose dont on peut se réjouir est qu’il ne passera pas un seul jour en détention”, a exprimé Me Binsard auprès de l’AFP. Avant de résumer le procès comme étant “une belle leçon de morale au mépris des règles de droit”. 

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