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Pascal Praud (61 ans) "très mauvais", son aveu sans concession au micro d'Europe 1

Il n’a jamais mâché ses mots à l’antenne. Pourtant, cette fois, c’est sur lui-même que Pascal Praud a porté un jugement sans détour. Le mardi 16 décembre 2025, au micro d’Europe 1, l’animateur s’est livré à un aveu pour le moins surprenant, balayant définitivement toute ambiguïté sur un éventuel avenir politique.
Pascal Praud va-t-il se lancer en politique ?
Une déclaration franche, presque désarmante, qui tranche avec l’image du polémiste sûr de ses convictions. Interrogé à l’antenne sur son rapport à la politique et sur les rumeurs récurrentes qui prêtent aux éditorialistes un avenir en politique, Pascal Praud a été catégorique. Pense-t-il un jour se présenter à une élection ? "Jamais je ne m’engagerai en politique, je pense que je serai très mauvais", a-t-il lâché, sans chercher à arrondir les angles. Une phrase nette, assumée, qui a surpris certains auditeurs habitués à l’entendre commenter, critiquer et analyser la vie publique avec vigueur. Cette prise de position n’est pourtant pas si contradictoire avec le parcours médiatique de Pascal Praud. Depuis des années, le journaliste s’est imposé comme l’un des observateurs les plus acerbes du monde politique.
Le journaliste d'Europe 1 donne son avis sur son futur
Une posture critique qu’il revendique pleinement, mais qu’il distingue clairement de l’exercice du pouvoir. Sur Europe 1, Pascal Praud a expliqué que commenter la politique et la pratiquer relevaient de deux logiques radicalement différentes. S’il estime avoir une légitimité à interroger les discours, à confronter les idées et à donner la parole à des opinions diverses, celui qui critique largement Emmanuel Macron, reconnaît ne pas se sentir taillé pour les compromis permanents qu’exige un mandat. Son aveu, loin d’être une posture, ressemble davantage à une lucidité revendiquée sur ses propres limites. Depuis ses débuts dans les médias, l’animateur s’est construit une réputation de franc-tireur. Très critique envers les élus, toutes tendances confondues, il n’a jamais hésité à dénoncer ce qu’il perçoit comme de l’hypocrisie, des postures ou des calculs électoraux déconnectés de la réalité. Cette liberté de ton, il la doit précisément à son statut de journaliste, qu’il entend préserver.
Une déclaration très tranchée
Cette déclaration intervient dans un contexte où de nombreuses figures médiatiques franchissent le pas de l’engagement partisan, alimentant parfois la confusion entre analyse et militantisme. Pascal Praud, lui, trace une ligne claire. Critiquer ne signifie pas vouloir gouverner. Questionner ne revient pas à briguer le pouvoir. En assumant publiquement qu’il serait "très mauvais" en politique, Pascal Praud envoie aussi un message à ceux qui voient dans les éditorialistes des candidats naturels. Pour lui, le rôle du journaliste reste avant tout d’éclairer le débat, quitte à déranger. Et c’est précisément à cette place, inconfortable mais libre, qu’il entend rester.
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