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"On voulait m'égorger" : Bertrand Chameroy révèle les terribles menaces qui l'ont poussé à décrocher des réseaux sociaux

Il y avait de l'émotion, des sourires, mais aussi une vraie pointe de nostalgie. Après seulement une saison passée sur France Inter, Bertrand Chameroy a refermé ce chapitre en faisant ses adieux aux auditeurs. Une décision qui marque la fin d'une aventure matinale particulièrement intense pour le chroniqueur, bientôt remplacé par Paul de Saint-Sernin. Avant de rendre son micro, il s'est d'ailleurs adressé à son successeur avec beaucoup d'autodérision, tout en lui glissant quelques conseils sur le rythme exigeant de la matinale et l'ambiance si particulière de la Maison de la Radio.
Des adieux chargés d'émotion
Face aux auditeurs, Bertrand Chameroy a d'abord pris le temps de prévenir celui qui lui succédera. "Le tout dernier mot il sera pour moi (...) je préfère te prévenir, quand ton réveil sonnera ça va piquer très fort, tu n'auras plus de vie sociale, certains matins tu te demanderas : 'Bordel comment arracher un sourire après le témoignage plombant de 7h50', ou vu la tronche de l'actu du moment. Tu te remettras peut-être souvent en question mais dans les moments de doute, n'oublie pas une chose : tu as la chance de faire partie d'une prestigieuse maison, n'en déplaise aux propagateurs de haine et de fausses informations".
Puis, la voix plus fragile, il s'est tourné vers les équipes de la station : "Je te garantis que chaque matin tu viendras à la Maison de la Radio avec le sourire. Peut-être qu'un matin de juin, tu auras la gorge un peu nouée, c'est le jeu. Alors à toi, je souhaite la bienvenue, et à vous, auditeurs, en régie, dans la rédaction, au bocal et dans ce studio je vous dis, la gorge un peu nouée, merci et au revoir, c'était chouette, vous allez me manquer."
Une décision prise après un déferlement de haine
Si Bertrand Chameroy s'est progressivement fait plus discret sur les réseaux sociaux, ce n'est pas un hasard. Invité sur Public Sénat, il a expliqué avoir préféré prendre ses distances avec des plateformes devenues, selon lui, beaucoup trop agressives. "J’ai levé le pied sur les réseaux sociaux. Parce que là aussi ça s’est radicalisé, se sent obligé de commenter mais sans aucune nuance, c’est binaire et c’est très violent", a-t-il confié. Une lassitude alimentée par un épisode particulièrement marquant survenu cette année.
Des menaces après une parodie
Le chroniqueur a révélé avoir franchi un cap qu'il n'imaginait jamais connaître. "Cette année, J’ai reçu ma première menace de mort pour un sketch. Qu’on me dise que je ne suis pas drôle, je peux l’entendre mais si je mérite qu’on me menace de mort, je ne suis pas sûr. J’ai quitté X qui est un déversoir, c’est très compliqué", a-t-il expliqué. En cause, une parodie d'une chanson des Restos du Cœur diffusée dans l'émission de Pascal Praud, qui a déclenché une vague de réactions particulièrement violentes. Bertrand Chameroy raconte que certains internautes allaient jusqu'à vouloir "l'égorger", une escalade verbale qui l'a convaincu de s'éloigner d'un univers devenu, à ses yeux, de plus en plus toxique.
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