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Nicolas Sarkozy "touché" par Jordan Bardella : ce qui s'est dit lors de ce rendez-vous secret

Un matin de juillet, derrière les façades sages de la rue de Miromesnil, un face-à-face inédit s’est joué autour d’un simple café. Dans les bureaux feutrés de Nicolas Sarkozy, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a enfin obtenu le tête-à-tête qu’il convoitait depuis des années, loin des caméras et des couloirs de l’Assemblée.
La scène se déroule le mardi 1er juillet 2025, pendant près d’une heure, dans le 8e arrondissement de Paris. Officiellement, rien de plus qu’un café entre un ancien chef de l’État et le jeune patron du RN. Officieusement, ce rendez-vous discret intervient après un épisode très intime pour Nicolas Sarkozy : le retrait de sa Légion d’honneur. Et c’est là que l’histoire prend une autre couleur.
Un tête-à-tête « courtois et chaleureux » au cœur de Paris
Selon plusieurs proches, la rencontre s’est tenue à l’initiative de Nicolas Sarkozy dans ses bureaux de la rue de Miromesnil, pour une discussion en tête-à-tête d’environ une heure. L’entourage de Jordan Bardella parle d’« un échange courtois et chaleureux sur la situation politique et l’avenir de la France », ont-ils indiqué, cités par Le Parisien. Dehors, aucune agitation particulière : le rendez-vous se voulait discret, mais pas totalement clandestin.
Du côté de Nicolas Sarkozy, on insiste sur le caractère presque privé de ce moment. L’ancien président n’entend pas s’afficher comme un allié officiel du RN. L’un de ses proches prévient qu’« il n’y a pas de sens politique » à donner à cette rencontre, a rapporté son entourage à propos de ce café, cité par Le Figaro. Une manière de désamorcer la tempête qui gronde déjà dans sa famille politique.
La Légion d’honneur retirée, des mots qui vont « droit au cœur »
Ce tête-à-tête arrive après une sanction symbolique : la perte de la Légion d’honneur de Nicolas Sarkozy, un an après sa condamnation dans l’affaire des écoutes dite Bismuth. Décoré en 2004 puis élevé au rang de grand-croix en 2007, l’ancien président a vu cette distinction lui être retirée à la suite de sa condamnation définitive à un an d’emprisonnement ferme.
Sur RTL, Jordan Bardella avait alors pris publiquement sa défense. Le président du RN s’était d’abord dit « choqué » par cette décision, avant de développer : « J’ai le sentiment, comme beaucoup de Français, qu’il y a une volonté de l’humilier. On peut combattre juridiquement et politiquement quelqu’un mais je crois qu’il ne faut pas oublier non plus les services qui ont pu être rendus à la France et à la République française », a-t-il déclaré, cité par Le Parisien. Selon son entourage, « Il a été sensible aux mots de soutien de Jordan Bardella », a confié l’entourage de Nicolas Sarkozy, cité par Le Parisien.
Jordan Bardella en opération séduction, une droite en plein trouble
Pour Jordan Bardella, ce café s’inscrit dans une stratégie plus large : élargir la base électorale du RN vers les électeurs des Républicains et les sarkozystes. L’ancien chef de l’État reste une figure centrale de la droite, celui « par qui tout passe encore » dans ce camp. Un responsable LR estime même que Nicolas Sarkozy « vient de valider la stratégie d’union des droites » et évoque un « baiser de la mort » pour son parti, a-t-il confié, cité par Le Parisien.
Le paradoxe est frappant, quand on se souvient que Nicolas Sarkozy déclarait encore dans le Journal du dimanche que Jordan Bardella « n’a jamais été en situation de gérer quoi que ce soit » et « a moins de 30 ans », avant de prévenir : « S’allier au Rassemblement national aujourd’hui consiste à se mettre dans les roues d’un jeune homme de 28 ans qui, s’il réussit, ne vous laissera pas la place, et s’il échoue, vous emportera avec lui », citait alors le JDD, relayé par Public. Face à ce rapprochement, Marine Le Pen temporise : « Que Jordan Bardella (…) rencontre un ancien président de la République n’a rien de critiquable » et Nicolas Sarkozy « n’est plus en politique, il ne fait plus de politique », a réagi Marine Le Pen au micro de RTL, citée par BFMTV.
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