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Nicolas Sarkozy sorti de prison : Pascal Praud dénonce "une justice qui a des raisons que la raison ignore"

Nicolas Sarkozy sorti de prison : Pascal Praud dénonce "une justice qui a des raisons que la raison ignore"
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Dans son hommage matinal percutant sur CNews, Pascal Praud s’est fait plus direct que d’habitude. Il s’est en effet intéressé à la demande de remise en liberté de Nicolas Sarkozy et n’a pas hésité à pointer du doigt ce qu’il considère comme un paradoxe de droit et de justice. Le journaliste rappelle ainsi que sur le plan strictement juridique, plusieurs conditions semblent réunies pour qu’un ancien président fasse l’objet d’une libération sous contrôle judiciaire : la présomption d’innocence, le respect du principe d’égalité devant la loi et l’absence de traitement de faveur : « Le dossier, le droit, plaide pour une libération de Nicolas Sarkozy ».

Une formule volontairement provocatrice de la part de Pascal Praud

Pascal Praud a ainsi mis un accent sur le fait que : « la justice a parfois des raisons que la raison ignore ». Une formule volontairement provocatrice qui fait écho à une réalité parfois opaque des décisions judiciaires. Il invite également à questionner la cohérence entre droit écrit, attentes citoyennes et fonctionnement réel des institutions. Son argumentaire ne s’arrête d’ailleurs pas à une simple lecture technique de la procédure. Il y voit selon lui le symbole d’une France qui semble « un peu perdue » quand les pouvoirs – politique, judiciaire, médiatique – ne donnent plus l’impression d’être alignés.

Un test pour l’institution judiciaire

Pascal Praud considère donc que le cas de Nicolas Sarkozy dépasse l’individu. Il devient en effet un test pour l’institution judiciaire, pour la capacité du système à traiter équitablement un ancien président, tout en préservant l’autorité de la justice qui n’est, selon lui, pas seulement une machine à droit : « Si un ancien président est un citoyen comme les autres, il n’a pas à subir un traitement d’exception ». Et c’est là qu’apparaissent les « raisons que la raison ignore ».

Une question pertinente sur l’équilibre du système

L’édito du 10 novembre de L’Heure des pros marque ainsi un moment de franchise médiatique dans la mesure où Pascal Praud ne se contente finalement pas de commenter les faits. Il questionne en effet aussi sur l’équilibre même du système : « Le droit plaide… mais la justice a parfois des raisons que la raison ignore ». Une formule forte qui dépasse le cas Sarkozy pour toucher à la confiance publique dans l’ensemble des pouvoirs de la République.

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