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Mort de la mère de Didier Deschamps : Fred Hermel assume avoir "ri" du dessin de Charlie Hebdo

Le décès d’un proche est un drame intime que le monde médiatique respecte généralement avec pudeur. Pourtant, la frontière entre le sacré et la satire s’est brutalement effacée cette semaine. Alors que Didier Deschamps traverse une épreuve dévastatrice en pleine Coupe du monde, la rédaction de Charlie Hebdo a dégainé un dessin ravageur. Cette provocation a immédiatement soulevé une vague d’indignation quasi générale sur les réseaux sociaux, avant de trouver un soutien inattendu et tonitruant.
Le chagrin de Didier Deschamps balayé par une blague funèbre
Ce mercredi, Charlie Hebdo s’est attiré les foudres des internautes après la publication d’un dessin parodique sur le décès de la mère du sélectionneur. La caricature a montré Didier Deschamps tenant une urne marquée « maman », avec cette légende cruelle : « Didier ramène la coupe à la maison ». Beaucoup ont dénoncé un manque de respect et pointé du doigt « l’insensibilité » du journal.
Sur un réseau social pourtant habitué aux joutes les plus vives, la réaction a cette fois-ci été presque unanime. Une condamnation massive a ciblé un humour jugé indigne face à la douleur réelle de l’homme. Cependant, cette levée de boucliers morale a immédiatement trouvé un opposant de taille.
Fred Hermel affirme que l’humour noir « nettoie » les esprits
Sur RMC, Fred Hermel a livré un plaidoyer vibrant pour le refus de la censure émotionnelle. Il a assumé son hilarité sans détour. « Non, ça va pas trop loin et je vais reconnaître, je vais être très honnête, ça m'a fait rire », a-t-il avoué. L’éditorialiste a revendiqué cet héritage culturel subversif : « j'ai découvert Charlie à ce moment-là et ça fait partie de l'humour noir. L'humour noir fait partie de la vie. »
Pour appuyer son propos, il a évoqué les mécanismes de défense psychologique. « Il y a beaucoup de professions où on fait beaucoup d'humour noir, notamment dans les hôpitaux, parce que c'est une manière aussi d'évacuer », a-t-il poursuivi. Cette justification par l’exutoire a ouvert une brèche philosophique dans ce débat public autour de Didier Deschamps.
Une démocratie menacée par l’interdit du rire grinçant
Fred Hermel a prolongé sa démonstration pour fustiger un dangereux glissement sociétal. Il a expliqué ce besoin viscéral de rire de l’horreur pour survivre au quotidien : « j’ai besoin de rentrer chez moi et d’oublier qu’il y avait ça. » Conscient de la virulence du trait, il a reconnu le caractère cru de la satire. « Oui c’est dégueulasse, c’est l’humour noir, ça fait partie de cette culture », a-t-il concédé avant de monter en gamme.
« Moi j’ai très peur de la censure, notamment de la censure émotionnelle », a-t-il martelé. Malgré son empathie affichée pour le drame du sélectionneur français Didier Deschamps, il a conclu ce vibrant manifeste libéral par un cri d’alarme. « Mais on ne peut pas instaurer de censure émotionnelle, parce qu’on est en démocratie et dans ce cas-là, c’est la fin de tout. »
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