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Michaël Youn (52 ans) : "il lui touche l'entrejambe", cette agression mimée qui n'a pas "fait rire" tout le monde

Le streameur Jiraya a eu l’idée de revoir Pluskapoil, premier et unique spectacle de Michaël Youn. Sorti en 2005, le show accumule des blagues crues sur le sexe, la sodomie, les menstruations ou les pratiques sexuelles considérées comme extrêmes. Mais au-delà des éclats grivois, une scène dépasse le simple humour pour basculer dans le malaise complet. L’humoriste mime une agression sexuelle sur une spectatrice dite "volontaire", allant jusqu’à toucher son entrejambe, la lécher ou simuler des actes sexuels devant un public hilare.
Une scène jugée de harcèlement sexuel pur et dur
Cette séquence, revisitée par Jiraya sur Twitch, met en lumière un long moment d’improvisation forcée. La jeune femme, sur scène, est touchée aux épaules, aux cheveux, aux hanches, à la poitrine et à l’entrejambe. Le comédien mime même la sodomie ou l’embrasse sur la joue. Pour les spectateurs contemporains, ce passage relève clairement du harcèlement sexuel, malgré le contexte scénarisé ou la supposée "volonté" de la participante. Le malaise est palpable, et la communauté de Jiraya souligne la gravité de la situation.
Quand le stand-up franchit les limites de l’humour
Si Pluskapoil se voulait provocateur et trash, la misogynie y est omniprésente. Les blagues sexistes et les gestes déplacés illustrent en effet ce que l’on appelle aujourd’hui la culture du viol qui se traduit par la banalisation des violences sexuelles, euphémisation des agressions, et idée que la femme sur scène est consentante.
Même les gags plus "fins" ou inspirés de l’humour noir ne suffisent pas à contrebalancer l’effet global car le show présente des violences sexuelles comme des gags potaches, et c’est ce qui choque vingt ans plus tard.
Une époque où le malaise semblait invisible
En 2005, ces gestes suscitaient l’hilarité du public. Aujourd’hui, revus par des spectateurs contemporains via Jiraya, ils apparaissent comme inacceptables et problématiques. Le contraste entre les réactions d’alors et celles d’aujourd’hui illustre l’évolution des consciences sur le consentement et le respect des femmes dans l’humour.
Rire de tout… mais pas de n’importe quoi
Comme le souligne Jiraya : "Les gars, c'était vraiment pas mieux avant". Michaël Youn, alors âgé de 32 ans, livre un spectacle qui, s’il ambitionnait d’être provocateur, véhicule surtout un message inquiétant : rire des agressions sexuelles reste inacceptable. Le débat autour de Pluskapoil rappelle ainsi l’importance de contextualiser l’humour et d’évaluer ses limites. Notamment lorsqu’il touche au consentement et à la dignité des spectatrices.
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