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Matthieu Delormeau dévoile les sommes folles qu'il a dépensées pour la drogue : "Il vous reste 1,68€"

Il n’élude plus rien. Sur le plateau du Buzz TV, Matthieu Delormeau a accepté de lever le voile sur une période particulièrement sombre de sa vie. Derrière le sourire et les plateaux télé, une autre réalité s’était installée, beaucoup plus brutale.
Matthieu Delormeau se confie sur son addiction à la drogue
Pendant deux ans, l’ancien chroniqueur a sombré dans une dépendance à la cocaïne dont il mesure aujourd’hui encore les conséquences, aussi bien psychologiques que financières. Au fil de son témoignage, il décrit un quotidien rythmé par la lutte. Rien n’est simple, rien n’est définitivement gagné. "Je ne peux pas vous faire cette promesse, j’adorerais", confie-t-il à propos de son abstinence, expliquant que chaque journée reste un défi. Le combat est permanent, épuisant, presque obsessionnel. Il raconte ces réveils difficiles, ces moments où l’envie revient, lancinante, et cette impression que le temps ne passe pas assez vite. Face à lui, son thérapeute se veut lucide : "Je vais être très honnête avec vous, il faut compter deux ans". Une durée qu’il juge longue, mais nécessaire. Peu à peu, le récit glisse vers une autre facette, tout aussi frappante. Car au-delà de la dépendance, c’est toute une vie qui s’est effondrée.
Ces folles sommes qu'il a dépensées pour acheter de la cocaïne
L’animateur reconnaît avoir coupé les ponts avec son entourage, y compris avec les institutions qui tentaient de le joindre. Et puis, au milieu de cette descente, un détail glaçant vient illustrer l’ampleur de la situation. Lorsqu’il finit enfin par décrocher son téléphone, après des mois d’évitement, la réalité le rattrape brutalement. Son interlocuteur, un conseiller bancaire, lui annonce sans détour : "Monsieur Delormeau, ça fait un an qu’on tente de vous joindre". La suite est encore plus dure à entendre : "Voilà, vous avez beaucoup d’emprunts à rembourser. Il vous reste un 1,68 euro. Qu’est-ce qu’on fait ?". Cette phrase, il ne l’a pas oubliée. Elle résume à elle seule la spirale dans laquelle il s’était enfermé. Car les dépenses se sont accumulées à une vitesse vertigineuse.
Les huissiers à sa porte
Il évoque des montants qui donnent le tournis : environ 4.000 euros par épisode de consommation, près de 30.000 euros pour des cures, et une dette globale qu’il estime aujourd’hui à 100.000 euros. À cela s’ajoute une période de deux ans sans revenus, aggravant encore une situation déjà critique. Avec du recul, il mesure l’ampleur des dégâts. Les huissiers, les relances, les majorations… tout s’est enchaîné alors qu’il restait enfermé dans son silence. "Je ne répondais à personne", reconnaît-il, conscient d’avoir laissé la situation empirer. Aujourd’hui, s’il assure s’être relevé financièrement, le chemin reste fragile. La reconstruction est en cours, mais rien n’efface totalement ce qu’il a traversé.
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