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Marjane Satrapi morte de chagrin : le "piège à poulpe", ce syndrome théorisé par les Japonais qui explique de quoi l'artiste a réellement succombé

Marjane Satrapi morte de chagrin : le "piège à poulpe", ce syndrome théorisé par les Japonais qui explique de quoi l'artiste a réellement succombé
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Il y a des chagrins dont il est impossible de guérir. Marjane Satrapi semble être le parfait exemple du syndrome de Takotsubo ou syndrome du cœur brisé. En effet, l’annonce faite par la famille de l’autrice n’a guère laissé de place à l’imagination. “Marjane Satrapi morte de tristesse un peu plus d’un an après le décès de Mattias Ripa, son mari et l’amour de sa vie”, indique le communiqué des proches de l’autrice franco-iranienne. Bien qu’aucune précision n’ait été donnée sur les circonstances de sa mort, de nombreux scientifiques sont d’avis qu’il est bien possible pour un être humain de mourir de tristesse.

Marjane Satrapi réellement morte de tristesse

Même si cela paraît romanesque, mourir de chagrin est un thème évoqué dans la littérature depuis la nuit des temps. En effet, dans Les Métamorphoses d’Ovide, la nymphe Écho meurt de chagrin après avoir été repoussée par Narcisse. De son côté, Marjane Satrapi est morte environ un an après le décès de son mari.

Lorsque son mari a rendu l’âme, l’autrice avait fait fondre la toile avec un message publié sur Instagram. Effectivement, elle avait écrit : “J’ai perdu l’amour de ma vie”. Après ce message, l'artiste qui a refusé la Légion d'honneur n'a plus fait d’autre publication pendant sa période de deuil. Par ailleurs, son entourage parlait de son mari et elle comme d'un couple fusionnel. En plus de travailler ensemble, ils passaient la plupart de leur temps ensemble.

Une étude menée par la Société européenne de cardiologie

Il y a quelques années, mourir de chagrin n’était réservé qu’aux cygnes. Ces animaux gracieux étaient les seuls à avoir la réputation de mourir de tristesse après la perte de leur compagnon. En 2018, de nombreux experts se sont réunis pour démanteler ce qui, jusqu’ici, n’était qu’un mythe.

Après de multiples expériences, ils ont publié un livre dans lequel ils détaillent tout ce qui concerne le syndrome de Takotsubo. Cette appellation vient du japonais. En effet, Takotsubo signifie piège à poulpe en japonais. Le choix du terme est à cause de la ressemblance des cavités du cœur au poulpe. Par ailleurs, le choix du nom est aussi dû au fait que c’est au Japon que ce phénomène a été étudié par des cardiologues et des neurologues.

Un syndrome qu’il est possible de soigner

Le stress causé par la perte d’un être cher peut conduire à une déformation du muscle cardiaque. Les parois du cœur peuvent soit s’amincir, soit s’épaissir, ce qui conduit à un affaiblissement dangereux. En effet, l’institut de cardiologie d’Ottawa confie que cette malformation est cause de problèmes.

cet étirement affaiblit le muscle cardiaque. Celui-ci ne parvient plus à pomper le sang avec la force nécessaire", déclare l'institut de cardiologie d'Ottawa. Même si rien ne prédispose à ce syndrome, il peut toutefois être traité. En effet, une surveillance électrocardiographique récurrente et la prise de médicaments contre l’hypertension artérielle peuvent soulager les symptômes. Souvent, le syndrome de Takotsubo ne présente pas de signe, contrairement à l'insuffisante cardiaque. Le taux de prévalence du syndrome du cœur brisé est encore estimé à 1 cas pour 36 000 adultes selon le Vidal.

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