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Marjane Satrapi, avant sa mort : elle n'a RIEN cédé face à Rachida Dati, ce qu'elle lui a refusé “au nom de la liberté iranienne”

Marjane Satrapi, avant sa mort : elle n'a RIEN cédé face à Rachida Dati, ce qu'elle lui a refusé “au nom de la liberté iranienne”
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Née le 22 novembre 1969 à Rašt, Marjane Satrapi fait partie des plus grands auteurs de sa génération. L’autrice franco-iranienne s’est fait connaître après la publication d’un roman qui a frappé le monde entier. En effet, c’est en 2000 que sa popularité augmente avec la publication du roman Persepolis. Une œuvre graphique qui raconte la vie de l’autrice avant et après la révolution iranienne. 26 ans après le premier succès de Persepolis, Marjane Satrapi meurt de tristesse. Toutefois, la célèbre autrice laisse derrière elle une œuvre et des accomplissements qui témoignent encore de son engagement.

Une artiste engagée

Marjane Satrapi n’était pas qu’une illustratrice et une conteuse de génie. En effet, l’artiste née en 1969 en Iran était reconnue pour son engagement politique. D’ailleurs, son œuvre majeure, Persepolis, retrace sa vie avant et après la révolution arabe.

Le succès international de cette œuvre la conduit vers le cinéma où elle adapte ses œuvres, Persépolis et Poulet aux prunes en l’occurrence. Au travers de ses œuvres, elle s’impose comme activiste des droits humains et des libertés fondamentales. Elle ne se contente pas seulement de mettre en lumière les luttes du peuple iranien, mais aussi les luttes des femmes. Pour ainsi dire, elle est l’autrice de l’ouvrage Femmes, vie, liberté. Un roman illustré qui rend hommage à toutes les femmes qui ont été tuées en s’opposant au régime des mollahs.

Marjane Satrapi fidèle à ses convictions

Marjane Satrapi n’a pas dévié. Durant toute son existence, elle s’est battue contre le régime du gouvernement iranien et des femmes. Après le succès fulgurant du second Poulet aux prunes, l’artiste a décidé d’explorer une nouvelle facette de l’art : la peinture.

Elle troque donc ses bandes dessinées contre des toiles qui connaissent un immense succès en 2013. Toute sa vie, ses œuvres et ses prises de parole ont dénoncé le gouvernement iranien et les privations de liberté dont ce dernier était l’auteur. En 2016, elle signe le Manifeste du Printemps républicain et soutient Emmanuel Macron aux présidentielles de 2017. Toutefois, Marjane Satrapi se dit déçue sept ans après lorsque la France privilégie les oligarques iraniens aux jeunes en quête de liberté.

Marjane Satrapi refuse la Légion d’honneur

L’artiste franco-iranienne n’aurait troqué ses principes pour rien au monde. En janvier 2025, Marjane Satrapi refuse la Légion d’honneur, la plus haute distinction honorifique française. Dans un courrier adressé à Rachida Dati, ministre de la Culture de l’époque, elle expliquait la raison de son refus. En effet, l’artiste a précisé qu’elle ne pouvait pas soutenir “l’hypocrisie française". De plus, elle estimait que la France ne traitait pas ses étrangers comme elle le devrait.

"J’ai pris la décision de décliner cette décoration. Cette décision repose sur des principes qui me sont chers et sur mon attachement à ma patrie de naissance, l’Iran”, a-t-elle publié sur Instagram. Plus tard, elle précise que “soutenir des femmes en Iran ne (peut) pas se résumer à des photos ou à la commémoration de la mort de Mahsa Amini”, la jeune femme arrêtée et tuée pour avoir mal porté son hijab. En outre, Marjane Satrapi précise que son refus de la Légion “n’est en aucun cas une action contre la France”. Ce jeudi 4 juin 2026, l’artiste franco-iranienne est “morte de tristesse”, comme le précise sa famille. Elle n’aurait pas supporté la disparition de son mari, le scénariste suédois Mattias Ripa.

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