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Marion Rousse frustrée à califourchon : "Se soulager sans descendre du vélo", mission impossible pour l'ex-cycliste

Le Tour de France fait une nouvelle fois vibrer les passionnés de cyclisme, et Marion Rousse occupe une place de choix dans cette édition en tant que consultante. Ancienne championne de France, elle connaît parfaitement les réalités du peloton féminin.
Marion Rousse : cette amende qu'elle encourait quand elle était cycliste
Au-delà des performances sportives, certaines questions beaucoup plus terre à terre intriguent régulièrement le public. Parmi elles, une revient souvent : comment les coureuses gèrent-elles leurs besoins physiologiques pendant une course de plusieurs heures ? Une interrogation qui met en lumière des différences bien réelles entre les femmes et les hommes dans le cyclisme professionnel. Lors du Tour de France Femmes 2023, plusieurs sportives avaient accepté d'évoquer ce sujet rarement abordé. Franceinfo avait alors recueilli leurs témoignages afin de mieux comprendre les contraintes auxquelles elles sont confrontées. Contrairement à leurs homologues masculins, les cyclistes expliquent que chaque pause devient une véritable opération stratégique, où le moindre arrêt peut avoir des conséquences sur le déroulement de la course. La première difficulté consiste à trouver un endroit suffisamment discret. Les sportives doivent éviter d'être visibles du public, d'autant qu'uriner dans un lieu exposé peut entraîner une amende de 104 euros.
Pour pouvoir uriner, les femmes doivent être stratégiques
Cette contrainte les oblige à attendre le moment opportun, souvent au bord d'une route plus isolée, tout en gardant un œil sur le peloton. Mais cette décision ne dépend pas uniquement de leur envie pressante. Avant de s'arrêter, les coureuses, comme Marion Rousse, qui s'est dévoilée en tenue légère, échangent avec leur directeur sportif et préviennent également les autres équipes. L'objectif est simple : éviter qu'une attaque ne soit lancée pendant cette courte interruption. Comme l'explique Séverine Eraud, coureuse chez Cofidis, cette règle repose davantage sur un accord tacite que sur un règlement officiel. "On n'attaque pas pendant la pause toilettes, comme on n'attaque pas non plus lors d'une grosse chute. Ce sont des choses qui ne sont pas forcément dites, mais qui vont de soi et qui ne sont pas trop acceptées si elles ont lieu". Malgré cette solidarité, le temps reste compté. Les cyclistes doivent agir très rapidement afin de ne pas perdre le contact avec le groupe. Certaines commencent même à desserrer discrètement leur tenue avant de s'arrêter pour gagner quelques précieuses secondes.
"On ne peut pas faire comme les hommes"
Généralement, la pause ne dépasse pas une minute avant qu'elles ne repartent à toute vitesse pour réintégrer le peloton. La différence avec les hommes apparaît toutefois sur un point bien précis. "On ne peut pas faire comme les hommes, qui peuvent parfois se soulager sans descendre du vélo. Nous, c'est impossible", souligne Séverine Eraud. Ces témoignages rappellent que derrière les images spectaculaires du Tour de France se cachent aussi des réalités beaucoup plus méconnues. Marion Rousse, la compagne de Julian Alaphilippe, illustre ainsi une facette rarement évoquée du cyclisme féminin. Derrière chaque performance se trouvent également des défis très concrets, parfois invisibles, que les championnes doivent apprendre à gérer sans jamais perdre de vue l'objectif sportif.
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