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Marion Rousse : cette ancienne photo en porte-jarretelles refait surface et déclenche une vague de réactions

Le nom de Marion Rousse s’affiche partout, associé à une image présentée comme une "ancienne photo" où la consultante apparaît en porte-jarretelles dans un lit. Sauf qu’il ne s’agit pas d’un cliché volé mais d’une caricature publiée en 2020 par le quotidien L’Humanité, à l’époque du Tour de France décalé en septembre, et que cette image ressort aujourd’hui sur les réseaux, déclenchant une nouvelle vague de commentaires. En effet, cette caricature montre l’ancienne championne de France, devenue consultante sur France Télévisions, en lingerie façon Marion Rousse porte-jarretelles, interviewant son compagnon Julian Alaphilippe affalé sur un lit. Publié le week-end du 6 septembre 2020 pour illustrer une chronique en ligne, le dessin avait déjà provoqué un tollé pour son caractère jugé sexiste et dégradant. Sa résurgence en 2026, parfois présentée comme une "photo intime", relance la polémique sous un angle encore plus flou.
Marion Rousse porte-jarretelles : ce que montre vraiment l’image
Le dessin signé par le caricaturiste Espé représente Marion Rousse en soutien-gorge, bas et porte-jarretelles, assise sur un lit, face à un Julian Alaphilippe exténué, langue pendante. Dans la bulle, la consultante l’interroge sur ses performances, clin d’œil aux interviews d’après-course qu’elle menait alors pour France Télévisions. Le dessinateur expliquera plus tard avoir voulu un humour façon Tex Avery, dans l’esprit pin-up, pour illustrer la "porosité entre médias et sport".
Loin de faire sourire, le croquis est immédiatement perçu comme une réduction de la consultante à un objet sexuel, effaçant ses années de légitimité sur le vélo et à l’antenne. Sur X, les messages dénonçant un dessin sexiste se multiplient. L’attachée de presse Elisa Madiot résume le malaise : "Que l’on nous inflige encore en 2020 ce type d’humour sexiste, dégradant et vulgaire me plonge dans un profond désarroi…".
Tour de France 2020 : un scandale qui dépasse l’humour potache
Blessée, Marion Rousse réagit elle-même publiquement : "Désenchantée… L’Humanité porte de moins en moins bien son nom. Il faut n’avoir aucun respect pour les femmes, pour la femme, pour rabaisser à ce niveau 12 ans de mixité à la télévision", écrit-elle, selon le magazine sportif Sports, rappelant son parcours de consultante. Dans le peloton et chez France Télévisions, les soutiens affluent, beaucoup parlant d’un "sexisme ordinaire" d’un autre âge et jugeant l’attaque d’autant plus violente que la consultante est une ancienne championne de France reconnue.
Face à cette vague d’indignation, le dessin disparaît rapidement du site de L’Humanité. Le journal présente des excuses publiques, affirmant partager "totalement l’indignation devant ce dessin" et rappelant défendre "la dignité des êtres humains et le combat féministe". La société des personnels juge la publication "contraire à l’histoire du journal" et appelle à ce que ce manque de vigilance ne se reproduise plus.
Excuses, sanctions et résurgence de l’image
Le journal rompt ensuite avec le dessinateur Espé et le chroniqueur Antoine Vayer, comme le rapporte La Presse ; Espé dira simplement : "Je suis vraiment désolé, désolé, désolé […] Je me suis planté." Depuis 2026, des sites people republient la caricature en la présentant comme une "ancienne photo en porte-jarretelles", souvent sans rappeler le contexte du Tour 2020.
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