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Marine Le Pen inéligible à la présidentielle : "Ce n'est pas game over, il reste..."

Marine Le Pen inéligible à la présidentielle : "Ce n'est pas game over, il reste..."
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Marine Le Pen a été condamnée à quatre ans de prison (dont deux avec bracelet électronique), une amende de 100 000 € et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Ce qui la rend actuellement incapable de se présenter à l’élection présidentielle française de 2027. Cette inéligibilité constitue toutefois un véritable séisme pour la scène politique française car Marine Le Pen figurait, avant sa condamnation, parmi les principaux favoris des sondages.

Le procès en appel et les espoirs encore vivants

Malgré cette sanction particulièrement lourde, Marine Le Pen a annoncé son appel immédiat de la décision, espérant que la cour d’appel de Paris rende une décision favorable avant le scrutin. En effet, si la cour d’appel et éventuellement la Cour de cassation renversait la peine d’inéligibilité avant l’élection, elle pourrait en effet redevenir éligible et entrer officiellement dans la course à l’Élysée. C’est cette hypothèse juridique qui alimente aujourd’hui l’optimisme prudent de ses partisans et de Le Pen elle-même.

C’est loin d’être fini

C’est dans l’émission Les Grandes Gueules, diffusée sur RMC et largement relayée sur X, que l’argument a été clairement posé. Face aux débats autour de l’inéligibilité de Marine Le Pen, le député RN Jean-Philippe Tanguy a tenu à tempérer toute idée de fin politique définitive.

Extrait de la vidéo à l’appui, il affirme sans détour : « Il n’y a pas de game over pour Marine Le Pen. Il reste les plaidoiries de la défense ». Une déclaration qui s’inscrit dans une stratégie de communication bien rodée et qui consiste à rappeler que la procédure judiciaire n’est pas achevée et que des étapes clés restent à venir avant toute décision définitive.

L’alternative Bardella au cas où

Conscient de l’incertitude judiciaire, le RN a préparé un plan B : si Marine Le Pen ne peut pas être candidate, Jordan Bardella, président du parti, se positionnerait comme candidat officiel du RN pour la présidentielle 2027. Ce dernier qui a lui-même déclaré qu’il pourrait être candidat « main dans la main » avec Le Pen, même si plusieurs cadres du RN considèrent qu’il ne fait pas encore l’unanimité comme successeur naturel.

Un contexte politique tendu

L’affaire intervient dans un contexte où Marine Le Pen reste, malgré tout, haut dans les intentions de vote pour l’élection présidentielle, si elle était autorisée à se présenter. Cette popularité souligne la fracture politique profonde en France et le poids des idées du RN parmi une part significative de l’électorat, même après des controverses judiciaires.

Dilemme judiciaire et calendrier électoral

Un élément clé est le calendrier : la cour d’appel devrait rendre sa décision d’ici l’été 2026. Ce qui pourrait potentiellement laisser un délai suffisant pour que Le Pen, si elle gagne en appel ou devant la Cour de cassation, réintègre la course présidentielle. Tant que cette échéance n’est pas passée, Ni Le Pen ni le RN n’ont abandonné l’idée d’un « retour possible ».

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