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Marine Le Pen candidate en 2027 : le choix du RN face à Jordan Bardella relance les interrogations

En quelques heures, le 7 juillet 2026, le destin politique de Marine Le Pen a basculé. Condamnée en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du FN, la présidente du groupe RN à l’Assemblée a vu sa peine d’inéligibilité réaménagée, ce qui la rend éligible à la présidentielle 2027. Elle a aussitôt officialisé sa candidature, une quatrième tentative à l’Élysée, confirmant que le Rassemblement national misera encore sur le nom Le Pen alors que Jordan Bardella apparaissait comme le recours naturel. Selon France 24, qui a relayé les coulisses de cette journée, une décision a été prise "très rapidement et sans hésitation" dès que les juges ont confirmé son éligibilité. Après un échange avec ses avocats et ses proches, Marine Le Pen s’est isolée avec Jordan Bardella pour lui annoncer qu’elle serait candidate, et "il ne l'a pas contesté", assure un membre de l’état-major cité par la radio.
Marine Le Pen candidate en 2027 sous la menace du bracelet électronique
La Cour d’appel de Paris a ramené le 7 juillet 2026 la peine prononcée en 2025 à 3 ans de prison, dont 2 avec sursis et 1 an de détention à domicile sous bracelet électronique, plus 45 mois d’inéligibilité dont 30 avec sursis. Les 15 mois fermes étant considérés comme déjà purgés depuis la première condamnation, la cheffe du RN redevient éligible pour 2027. Elle a aussitôt saisi la Cour de cassation et, selon RMC, "assure qu'elle ne le portera pas" pendant la campagne. La haute juridiction a promis d’examiner le dossier début 2027, ce qui laisse planer le scénario inédit d’une candidate majeure contrainte à la surveillance pénale en pleine course présidentielle.
Jordan Bardella, favori des sondages relégué au second plan
Selon un sondage Odoxa cité par plusieurs médias, près de 60 % des électeurs du RN préfèrent une candidature Jordan Bardella en 2027 plutôt que celle de Marine Le Pen, et une majorité de Français le jugent capable d’exister politiquement sans elle. Président du Rassemblement national, il avait été présenté comme plan B si la décision judiciaire rendait Le Pen inéligible. RMC rappelle qu’"il aurait été candidat si la leader du RN n'avait pas pu l'être". Pour l’instant, il se range derrière elle, pressenti comme futur Premier ministre en cas de victoire, au prix d’un effacement relatif qui nourrit les spéculations sur ses ambitions différées.
Un choix jugé dynastique qui redessine l’avenir du RN en 2027
Pour l’hebdomadaire Politis, "encore une fois, c’est une Le Pen qui décide", signe que le RN reste structuré autour d’un patronyme plus que d’un parti. Ce maintien de la tutrice de Jordan Bardella à l’affiche, malgré une condamnation pour détournement de fonds publics et la perspective d’un bracelet, interroge la promesse de rupture avec le vieux "parti familial". Plusieurs responsables politiques, interrogés par Le Parisien, se demandent "comment peut-on imaginer une candidate avec un bracelet électronique".
En arrière-plan, un risque plane : si la Cour de cassation confirme la peine en pleine campagne, le parti pourrait se retrouver contraint de basculer dans l’urgence vers Bardella, au risque de cristalliser durablement une fracture entre lepénistes historiques et bardellistes impatients.
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