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Marie Portolano partage son expérience de femme dans le milieu sportif : “J’avais la boule au ventre à chaque fois”

Marie Portolano est prête à faire son entrée aux commandes de l’émission Maternelles XXL. Invitée dans On refait la télé sur RTL, l’ancienne journaliste sportive est revenue sur la difficulté d’être une femme dans le monde du sport. Victime pendant plusieurs années de harcèlement et de remarques sexistes, elle a partagé son expérience dans un documentaire, Je ne suis pas une salope, je suis journaliste, sorti en 2021, puis dans un livre trois ans plus tard, La femme du plateau.
Victime de remarques sexistes, la journaliste a dû fermer les yeux pendant de longues années
Durant cet entretien, la femme de Grégoire Ludig a expliqué ses réactions face à ce genre de comportement. Elle raconte à Éric Dussard : “À l'époque, quand on me faisait un commentaire, je riais beaucoup. J'appelle ça la stratégie de l'évitement. Je respecte énormément les femmes qui arrivent à dire : 'Non mais, tu ne me parles pas comme ça'. Moi, je n'y arrivais pas. J'avais l'impression déjà de piquer la place à absolument toute la Terre. C'est le syndrome de l'imposteur que beaucoup de femmes ont. Je me disais 'si je ne suis pas sympa, ils ne vont pas vouloir continuer à bosser avec moi'. Donc je rigolais. Je me disais 'en riant, ça va passer, il va croire que je suis un peu conne et puis très bien'. Mais en fait, c'est horrible de rire, parce que finalement, tu valides. Et la personne en face de toi ne comprend pas qu'il ne doit plus faire ça. C'est un cercle vicieux".
Marie Portolano : “Il va croire que je suis une dragueuse”
Mais impossible pour la journaliste de garder ce masque pour toujours. Rongée par l’anxiété, Marie Portolano a préféré tout arrêter : "J'ai réalisé - et j'en parle encore aujourd'hui avec une très bonne amie qui est encore en rédaction sportive - que j'avais la boule au ventre à chaque fois. J'avais toujours peur de dire une bêtise. Je me disais 'si ma langue fourche, ils vont dire que je suis nulle'. J'ai passé plus de temps à réfléchir à comment éviter les gens problématiques qu'à travailler ! Ce qui n'est quand même pas normal ! Comme j'étais la seule femme, je passais mon temps à me dire 'ça, il ne faut pas que je dise ça sinon ils vont croire que je les allume, attention le footballeur il va venir, il ne faut pas que je lui souris trop sinon il va croire que je suis une dragueuse'... Il n'y a pas de plaisir !". On espère que son expérience sur France 4 se passera mieux !
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