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Lio (63 ans) sans pudeur sur ses prouesses au plumard : "J'ai toujours été bonne pour faire jouir les mecs, mais..."

À seulement 17 ans, Lio a fait souffler un vent de fraîcheur et de malice sur la France avec l’inoubliable Banana Split. Véritable raz-de-marée, ce titre s’installe en tête des ventes pendant des semaines, s’écoulant à des millions d'exemplaires. Mais la chanteuse n’est pas l’idole d’un seul tube. Avec un style unique mêlant l’insolence des yéyés et l’énergie de la new wave, elle enchaîne les succès comme Amoureux solitaires, le chef-d’œuvre Pop Model, Fallait pas commencer ou encore Les Brunes comptent pas pour des prunes. Mais cette dernière n’a pas seulement marqué les esprits pour ses tubes au double sens érotique.
La chanteuse lève le voile sur les secrets derrière certains tubes
Lio a connu le sujet très jeune. Mais si elle a fait vibrer des cœurs avec des rythmes entraînants, la chanteuse a également partagé des tubes avec un double sens érotique, à l'image de Les Sucettes. Toutefois, ce n’est pas cette dernière qui écrivait ces textes. C’était le travail d’un parolier belge, Jacques Duvall, qui signe sous le nom d’Hagen Dierks.
“Toute ma vie a changé avec ce premier single. Je jouais à la chanteuse, mais ce n’était pas comme si je jouais à la dînette, il y avait un vrai studio”, avait-elle confié dans un portrait diffusé sur France 4. Malgré son jeune âge, Lio assure avoir été consciente de ce qu’elle chantait. Cependant, pour elle, “c’était une fable érotique, ce n’était pas le fantasme d’une fille de 16 ans”. “J’avais le sentiment que je jouais à la Lolita, mais je n’étais pas une Lolita, donc ça m’a stupéfaite que l’on veuille que ça perdure… Oui, il y avait de l’abus tout le temps”, a-t-elle confié.
Lio sans fard sur ses prouesses sous la couette
Lio n’a pas peur de faire preuve de franchise. Féministe assumée, cette dernière ne manque pas une occasion de défendre les droits des femmes. Dépourvue du moindre filtre, la chanteuse qui a évoqué la mort de son fils ne voit également aucun problème à évoquer ouvertement la sexualité. Face à l’autrice Ovidie, la sexagénaire n’a pas mâché ses mots.
Lors de cette interview, Lio s’en est pris à ce gros paradoxe entre l'hypersexualisation des femmes par les hommes et les noms d’oiseaux auxquels font face les femmes qui osent en parler. Surtout celle qui assume la leur comme la chanteuse. “Moi franchement j’ai toujours été bonne pour faire jouir les mecs. Mais les mecs qui m’ont fait jouir, je les compte sur les doigts d’une main de Django Reinhardt, un musicien qui en a perdu deux !”, avait-elle confié.
“Il suffit de se dénuder”
Quand il s’agit de franc-parler, Lio manie le verbe comme jamais. Dans la newsletter hebdomadaire signée Chloé Thibaud, la chanteuse n’est pas passée par quatre chemins. D’ailleurs, Ovidie n’avait pas manqué de dénoncer ce combo entre hypersexualisation de la femme et critiques constantes : “Quand on est une putain, aux yeux des gens, on reste toujours une putain : pour l'être, il suffit de se dénuder, de dévoiler son corps…”.
Avant de poursuivre : “Aux yeux des gens quand tu es une putain, tu ne peux pas devenir mère, dès que tu dévoiles ton corps, ça vient annihiler tout le reste, du cinéma à la mode, partout ! Une femme qui se dénude, ça fascine les gens. Et juste derrière il y a une volonté de la punir pour ça. On dénigre les femmes pour leur sexualité, présumée ou réelle. C’est toujours l’acte supposé qu’on nous fait payer, on est juste déshumanisées.”
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