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Line Renaud, 97 ans, la mort l'a frappée : "Elle hurlait de douleur"

Un combat qui lui tient particulièrement à cœur. Engagée pour de nombreuses causes, Line Renaud milite désormais en faveur de l'aide active à mourir. Il y a bien des années, la grande amie de Muriel Robin et Dany a été particulièrement marquée par un drame personnel.
Line Renaud bouleversée à tout jamais par la mort de sa mère
"Ma mère est morte il y a plus de vingt ans dans d’horribles souffrances qui ont duré quatre mois. Quand elle souffrait, elle criait. Elle me disait : 'Fais quelque chose, je voudrais mourir'. Je ne pouvais rien faire. Je demandais aux médecins de la soulager, mais aucun médicament ne suffisait. Si l’aide à mourir avait alors existé, je n’aurais jamais eu l’impression de la 'suicider', j’aurais arrêté ses souffrances, c’est tout'", avait souligné l'artiste de 97 ans dans les pages de Libération, en 2021. À l'époque, Line Renaud s'était réjouie qu'Emmanuel Macron se prononce en faveur d'"une aide à mourir".
"Elle hurlait de douleur jour et nuit"
"J'ai apporté ma pierre à l'édifice, pas plus. J'en ai parlé beaucoup, sur les plateaux de télévision, dans la presse, partout. Mais je n'ai aucune responsabilité dans ce choix. Je suis heureuse, c'est tout", avait-elle glissé. Plus récemment encore, Line Renaud a de nouveau été bouleversée par la mort d'une autre proche. "La mère de ma gouvernante est décédée. C'était impossible de voir ça. Elle hurlait de douleur jour et nuit. Elle ne faisait que répéter qu'elle voulait mourir. C'est inhumain de laisser les gens comme ça", avait regretté la nonagénaire aux équipes du Parisien mentionnée par Purepeople en 2022. À ses yeux, il était impératif que toutes les personnes malades puissent librement définir leur fin de vie.
Des drames personnels qui l'ont profondément marquée
"Mourir dans la dignité, ne serait-ce pas normal ? Aujourd'hui, on peut choisir sa façon de vivre mais on ne peut pas choisir sa façon de mourir. Je ne peux pas m'imaginer mourir enchaînée", avait ajouté la veuve de Loulou Gasté. "Si notre vie nous appartient, il doit en être de même pour notre mort. Je souhaite de tout coeur que cette loi passe, et vite. Je ne peux pas voir des gens souffrir. Il y a 20 ans, j'ai notamment accompagné ma mère, malade des intestins, dans sa fin de vie. Elle me demandait sans cesse : 'Fais quelque chose ! J'ai tellement mal !' Je ne pouvais rien faire, je n'avais pas de médicament assez fort pour ce genre de douleur. Je me sentais si mal."
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