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Jeff Panacloc : du rire au burn-out, "Je ne me souviens plus de rien"

Jeff Panacloc est connu pour ses sketchs de ventriloquie qu'il fait avec son partenaire de jeu, Jean-Marc. Habitué à faire rire le public, il avouait récemment avoir vécu une période très compliquée. Il se souvient d'un show particulier : “Il y a eu un petit souci technique. Et comme j’ai besoin que tout soit parfait, j’ai paniqué”. Mais, la perfection n'existe pas...
Jeff Panacloc : une pression trop lourde à supporter
Malgré le stress, Jeff Panacloc tente de continuer : “Je suis sorti de scène. Et encore une fois, comme je culpabilisais, je suis rentré dans ma loge et je me suis dit je ne pouvais pas laisser les gens comme ça.”. Mais son corps lâche : “Je me souviens de la traversée entre la scène et la loge et ensuite je ne me souviens plus de rien. C’est vraiment quelque chose que j’ai occulté totalement.” C’est son garde du corps qui le relève. “Je lui ai dit : ‘Il faut que tu m’emmènes à l’hôpital parce que ça ne va pas.’” Ce soir-là a marqué un véritable tournant dans la vie de notre humoriste.
“Je faisais plein plein plein de choses”
Pendant des mois, Jeff Panacloc a enchaîné les shows, sans jamais vraiment se reposer : “Je faisais plein plein plein de choses. J’allais dans toutes les émissions, je faisais des sketchs et ça devenait de moins en moins drôle.” Mais, même si l'adrénaline lui donnait des ailes, le célèbre humoriste a vite été rattrapé par la triste réalité : “J’avais l’impression de faire tout le temps la même chose. Je ne savais plus quoi écrire ni comment être drôle.”
D'ailleurs, comme Jeff, de nombreux artistes passent par cette douloureuse étape de remise en question. Cependant, Jeff Panacloc n’a pas vu venir le mur. Trop de tournées, trop de stress, trop de contrôle : “J’ai peur des mauvaises nouvelles, j’ai peur des choses qui ne roulent pas et j’essaye de tout maîtriser.”. Jeff a su tirer une leçon de ce moment difficile.
“Ça m’a servi de leçon”
Depuis ce passage à l'hôpital, plus question pour Jess Panacloc de travailler sans prendre soin de sa santé: “Je travaille une semaine sur deux. Je pense que ça arrive à plein de monde. Ce n’est pas non plus quelque chose d’exceptionnel. Ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.”. En effet, difficile de prendre du recul car on fait un métier passion.
Plus question non plus de vouloir être partout à tout prix. Jeff Panacloc a compris que pour continuer à faire rire, il devait d’abord prendre soin de lui : “Ça m’a servi de leçon.”. Parfois, les leçons les plus douloureuses sont celles qui nous permettent de mettre en place de vrais changements. Bravo Jeff Panacloc pour mettre des mots sur ce que de nombreuses personnes ressentent.



