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“Je préfère m’exploser le bide que m’exploser tout court” : Estelle Denis revient sur l’affaire des colis piégés

“Je préfère m’exploser le bide que m’exploser tout court” : Estelle Denis revient sur l’affaire des colis piégés
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Les journalistes de la célèbre émission diffusée sur France 5, C à vous, recevaient ce vendredi 10 octobre Estelle Denis. En toute sincérité, la journaliste sportive a évoqué un sujet bien plus personnel que son actualité télévisuelle. Quelques jours plus tôt, trois personnalités publiques : la journaliste elle-même, l’humoriste Élodie Poux et le député Manuel Bompard, avaient été la cible d’un homme ayant envoyé des colis piégés. L’affaire, qui a débuté le 4 octobre en Dordogne, a rapidement pris une ampleur nationale, avec une couverture médiatique. L’animatrice a raconté comment elle a vécu cette situation “lunaire”, tout en saluant la rapidité des enquêteurs.

Un enchaînement d’explosions qui sème la panique

Tout commence le samedi 4 octobre 2025, lorsqu’un facteur voit sa fourgonnette exploser en pleine tournée en Dordogne. Dans les heures qui suivent, deux autres colis suspects sont repérés et neutralisés dans un bureau de poste voisin. Les démineurs interviennent à temps, évitant un drame. L’enquête s’oriente alors vers une piste inquiétante. En effet, ces paquets auraient été destinés à trois figures publiques. Le nom des cibles circule rapidement : Manuel Bompard, Estelle Denis et Élodie Poux. Trois profils sans lien direct, mais tous connus pour avoir tenu des positions fermes contre les antivax pendant la pandémie. L’émotion est forte, d’autant que l’auteur présumé est retrouvé quatre jours plus tard, à Clermont-Ferrand, grâce à la vidéosurveillance.

Un suspect obsédé par les propos anti-antivax

Lors de sa garde à vue, le suspect de 51 ans reconnaît avoir “confectionné” les dispositifs explosifs. Il affirme avoir ciblé ces personnalités en raison “des propos critiques envers les antivax qu’elles auraient tenus”, selon le procureur de la République. Les enquêteurs découvrent un profil solitaire et radicalisé par des discours complotistes en ligne. Si aucun des colis n’a fait de victime, l’affaire choque par sa nature : un passage à l’acte motivé par la haine médiatique. Le tribunal correctionnel de Périgueux le condamne ce vendredi 10 octobre à deux ans de prison ferme. Une décision saluée par les trois cibles, soulagées de voir le danger écarté.

“J’ai cru à un canular” : la réaction d’Estelle Denis

Invitée dans C à vous, Estelle Denis raconte avoir d’abord pensé à une blague. “J’ai cru à un canular. J’ai eu assez peur pendant quelques jours”, confie-t-elle. Reconnaissante envers les forces de l’ordre, elle souligne “le travail exemplaire de la gendarmerie”. Sur un ton mêlant émotion et incompréhension, elle lâche : “Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter un colis piégé ? C’est lunaire.” Puis elle ajoute, lucide : “J’ai eu des propos pas très sympas sur les antivax pendant le Covid… Ça a mûri chez lui… Je ne comprends toujours pas, mais j’ai au moins une explication.” Des mots simples mais percutants, qui rappellent combien l’exposition médiatique peut parfois virer au cauchemar.

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