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"Je ne suis plus esclave du regard des autres" : Audrey Fleurot se confie sur l’épanouissement qu’elle a trouvé à l’approche de ses 50 ans

À 48 ans, Audrey Fleurot, héroïne de la série HPI sur TF1, pose une phrase qui sonne comme un manifeste : "Je ne suis plus esclave du regard des autres." En effet, dans La Tribune du dimanche, l’actrice raconte ce nouvel apaisement avec son image, alors que s’ouvre pour elle un nouveau chapitre, loin de Morgane Alvaro, avec la future série La Comtesse de Monte-Cristo attendue à l’automne 2026. Cette liberté proclamée arrive au terme d’un long combat contre les complexes. Reste à comprendre comment cette petite fille qui pleurait pour être vue en est arrivée là.
Une enfance solitaire face au regard des autres
Enfant, Audrey Fleurot se décrit comme "fille unique, très solitaire". Elle confie à La Tribune du dimanche : "J’ai passé beaucoup de temps à m’ennuyer et à imaginer des scénarios dans ma tête. À l’école, on m’a fait très vite ressentir que j’étais différente." Surpoids, lunettes épaisses, cheveux roux, bagues aux dents, tout alimentait ce sentiment de décalage.
Dans Le Monde, quotidien de référence, rapporté par Voici, elle résumait en 2024 : "J’ai perdu du temps à ne pas m'aimer." "Je me trouvais grosse, pas très jolie, je portais des lunettes à verres très épais et j’avais des bagues aux dents", racontait-elle. Elle se souvient aussi : "J’ai passé une bonne partie de mon enfance à pleurer… tout en vérifiant si les autres y prêtaient attention", avant de penser : "Mince, personne ne me regarde… ça ne sert à rien."
De l’ado "improbable" à la rousse incendiaire
Pour reprendre la main, l’adolescente choisit l’excès. "J’étais grosse, myope à lunettes et par-dessus tout… rousse ! Alors, quitte à être différente, autant aller dans les extrêmes avec des looks improbables, des coupes mulet, du maquillage à outrance…", explique-t-elle. La provocation devient une façon d’anticiper le jugement plutôt que de le subir.
Autour de la trentaine, avec ses premiers rôles marquants, une autre armure se met en place. "Je me suis accommodée de l’image que l’on façonnait de moi : celle de la rousse incendiaire, inaccessible, impressionnante", admet-elle, selon Gala. "Les attributs de ma féminité m’ont servi de protection. Cette image m’a rassurée. Elle m’a permis de tenir à distance le regard des autres tout en m’offrant une forme de confiance." Le métier devient aussi refuge : "Le métier d’actrice m’offre un exutoire extraordinaire : la possibilité de m’inventer une vie, puis une autre, et encore une autre." Son film Les Parfaits, en salles le 24 juin, où elle joue une mère caméléon, fait écho à cette multiplication des identités.
"Je ne suis plus esclave du regard des autres" : la libération
Le tournant s’est accéléré avec Morgane Alvaro. Interprétant depuis 2021 l'héroïne de HPI, l'actrice qui s'est confiée sur son diagnostic médical a trouvé "un endroit de liberté, de continuité avec le personnage". Avant la fin de la série en septembre 2025, elle confiait au Parisien que Morgane était "le rôle de sa vie". Elle ajoute aujourd’hui : "Mon personnage de Morgane dans la série HPI m’a apporté une indéniable confiance en moi."
Cette confiance résiste même aux tempêtes numériques, comme l’épisode de "botox shaming" relevé en 2025 par le site féministe Terrafemina, où certains jugeaient son visage "méconnaissable". "Je ne suis plus esclave du regard des autres. J’ai eu besoin de ces années pour me réapproprier mon image et me sentir en sécurité", affirme-t-elle désormais. "J’adore cette nouvelle phase de ma vie où je n’ai plus besoin d’armure. Je regrette d’avoir mis trop de temps à m’accepter telle que je suis." Avec La comtesse de Monte-Cristo, adaptation féminine d’Alexandre Dumas pour TF1, elle s’apprête à incarner une héroïne qui reprend le pouvoir, à l’image de cette souveraineté retrouvée sur sa propre histoire.
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