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Isabelle Adjani jugée à nouveau après avoir été blanchie : cette somme gargantuesque qu'elle aurait dissimulé

Le procès en appel d’Isabelle Adjani, initialement prévu jeudi, se tiendra finalement ce vendredi 27 février devant la cour d’appel de Paris. À 70 ans, la comédienne doit répondre à nouveau des accusations de fraude fiscale et de blanchiment pour lesquelles elle avait été lourdement condamnée en première instance en 2023.
Une lourde condamnation en première instance
Lors de son premier procès, auquel elle ne s’était pas présentée, l’actrice avait été condamnée à 18 mois de prison avec sursis, ainsi qu’à une amende de 250 000 euros. Le tribunal avait estimé que les faits traduisaient une volonté délibérée de dissimulation vis-à-vis de l’administration fiscale, portant gravement atteinte à l’égalité des citoyens devant l’impôt. Il lui était alors reproché d’avoir frauduleusement déclaré une résidence fiscale au Portugal en 2016 et 2017 afin d’éluder environ 236 000 euros d’impôt sur le revenu. Un choix que ses avocats avaient qualifié d’« erreur », affirmant qu’elle avait été mal conseillée à l’époque.
Deux millions d’euros requalifiés en donation déguisée
Au cœur du dossier figure également un versement de deux millions d’euros effectué en 2013 par Mamadou Diagna NDiaye, homme d’affaires, président du Comité national olympique et sportif sénégalais et membre du Comité international olympique. Présentée comme un prêt, cette somme a été requalifiée par la justice en « donation déguisée ». Selon le tribunal, cette opération aurait permis à l’actrice, alors en difficulté financière, d’éviter le paiement d’environ 1,2 million d’euros de droits. Une qualification particulièrement lourde qui sera au centre des débats en appel.
Un transfert jugé suspect vers le Portugal
Autre point sensible : un transfert de 119 000 euros vers le Portugal via un compte bancaire américain non déclaré. La juridiction de première instance avait retenu le blanchiment, considérant que « les conditions matérielles et juridiques de cette opération ne pouvaient avoir d’autre justification que de dissimuler l’origine et la destination de ces fonds ». L’enquête avait été ouverte en 2016 après l’apparition du nom d’Isabelle Adjani dans les Panama Papers, comme détentrice d’une société aux îles Vierges britanniques. Si ce volet n’a donné lieu à aucune poursuite, il a conduit les enquêteurs à explorer d’autres pistes financières.
Un non-lieu dans une autre affaire
Parallèlement à ce dossier fiscal, l’actrice a récemment obtenu un non-lieu dans une affaire distincte d’escroquerie. Mise en examen en 2020 à la suite d’une plainte d’un ex-consultant, elle était accusée d’avoir falsifié des preuves de remboursement d’une dette estimée à 150 000 euros. Le 7 octobre dernier, un juge d’instruction parisien a prononcé un non-lieu, conformément aux réquisitions du parquet. Cette décision bénéficie également à Michèle Marchand, surnommée « Mimi », poursuivie pour complicité.
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