logo Nextplz

Héritage de Brigitte Bardot : sa Fondation règle ses comptes, "Pas comme chez les Delon..."

Héritage de Brigitte Bardot : sa Fondation règle ses comptes, "Pas comme chez les Delon..."
Publié le

L’héritage des grandes figures du cinéma français réserve parfois bien des surprises. Et celui de Brigitte Bardot ne fait pas exception. Mais contrairement à d’autres successions très médiatisées, ici, tout semble avoir été anticipé dans les moindres détails.

Brigitte Bardot : son héritage, un futur problème ?

Depuis plusieurs jours, les chiffres circulent et impressionnent. Une enquête publiée par Libération évoque un patrimoine considérable, construit au fil des années grâce à la Fondation Brigitte Bardot. Le bilan le plus récent fait état de 178 millions d’euros d’actifs, auxquels s’ajoutent plus de 35 millions d’euros placés. Une réserve financière solide, alimentée en grande partie par les dons et les legs. Mais derrière ces montants, c’est surtout une organisation bien rodée qui intrigue. Pour comprendre comment cet héritage est géré, les journalistes du Parisien se sont rendus à Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines. Là-bas, une ancienne bergerie transformée en refuge incarne parfaitement la volonté de l’actrice. Un lieu devenu une véritable arche animalière, où vivent des dizaines d’animaux recueillis. C’est au cœur de ce dispositif que le ton change.

La directrice de sa Findation prend la parole

Alors que certaines successions célèbres virent au conflit ouvert, la direction de la fondation se veut catégorique. "Ce ne sera pas comme chez les Delon !", affirme sans détour sa directrice générale, Guyslaine Calmels-Bock. Une phrase qui en dit long sur la volonté d’éviter tout affrontement. Dans ce dossier, un nom revient forcément : celui de Nicolas Charrier, fils unique de Brigitte Bardot. Théoriquement, il doit hériter d’une partie importante du patrimoine. Mais selon la direction, aucun conflit n’est à craindre. "On se tutoie avec son fils, on s’entend très bien", assure-t-elle, balayant d’un revers de main toute idée de tensions. Cette sérénité affichée repose sur une préparation minutieuse. Inventaires réalisés, expertises anticipées, décisions encadrées… Tout aurait été organisé bien avant la disparition de l’icône. Une stratégie qui tranche avec d’autres affaires familiales, souvent marquées par des désaccords publics.

Un budget de plusieurs dizaines de millions d'euros

Au-delà de la succession, la fondation continue d’avancer. Quatre mois après la disparition de Brigitte Bardot, les dons restent nombreux. "C’est parti comme une bombe", confie la directrice, évoquant une hausse significative des contributions. Une dynamique qui permet à la structure de fonctionner avec un budget annuel compris entre 40 et 50 millions d’euros. Aujourd’hui, près de 300 salariés œuvrent au quotidien pour faire vivre ce projet. L’héritage de Brigitte Bardot apparaît comme un cas à part. Pas de bataille familiale annoncée, pas de guerre d’image, mais une continuité assumée. Une rareté dans le monde des grandes successions, où tout semble, cette fois, sous contrôle.

Publicité

À lire aussi sur Nextplz:

Accessibilité : partiellement conforme