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Gisèle Pélicot comparée à Blanche-Neige : "Le fait d'érotiser une femme qui git sur un lit"

Gisèle Pélicot comparée à Blanche-Neige : "Le fait d'érotiser une femme qui git sur un lit"
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L’inégalité entre les hommes et les femmes est un sujet qui continue de faire débat. Malgré toutes les promesses de progrès, il existe toujours un écart entre les deux sexes. Loin d’être réglée, la question fait toujours rage. Toutefois, il faut reconnaître quelques avancées notables. Même s’il existe encore un grand décalage sur des points cruciaux. À savoir, l’emploi, les salaires ou encore les responsabilités. Que ce soit dans les postes à responsabilité ou encore dans les politiques, les femmes restent sous-représentées. En outre, le sexisme et les stéréotypes de genre persistent dans certains milieux. Mais si les choses évoluent malgré tout, certains sont persuadés que ce frein est causé par les hommes.

Les hommes au centre du problème ?

Un seul fautif dans l’histoire, l’homme. En effet, certaines personnes sont persuadées que l'inégalité hommes-femmes persiste à cause du comportement des hommes. Une perception des choses qui s’explique par une réalité structurelle. Dans la société, les hommes détiennent encore une grande majorité du pouvoir économique, mais aussi politique.

Pendant ce temps, certaines femmes continuent d’assumer les tâches ménagères. De quoi ralentir l'évolution professionnelle de ces dernières en limitant leurs opportunités. Un déséquilibre qui est jugé par le résultat de systèmes historiques dominés par les hommes. Un point de vue que partage Chirinne Ardakani. D’ailleurs, l’avocate n’a pas manqué de le faire comprendre sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC ce lundi 24 novembre 2025.

Chirinne Ardakani cash sur l’inégalité entre les hommes et les femmes

Sur le plateau de RMC, l’avocate n’a pas mâché ses mots. Pour Chirinne Ardakani, les hommes sont au centre du problème. “Toutes les femmes qu'il y a sur ce plateau, et peut-être même des hommes, et c'est démontré, ont fait l'objet de violences sexuelles ou ont manqué de faire l'objet de violences sexuelles, y compris sur les enfants. Parce que nous savons aujourd'hui que l'inceste, précisément, c'est commis par qui ? Majoritairement par des hommes”, a-t-elle confié.

Toutefois, elle nuance : “Je ne dis pas que tous les hommes commettent des violences. Je dis que la violence des hommes et la façon dont les hommes se comportent en société ne respectent pas le consentement des partenaires, tout ça est organisé.” D’après cette dernière, tout commence par l’éducation et celle de la télé est loin d’être un exemple. Chirinne Ardakani pointe notamment du doigt les récits et les contes qu’apprennent les enfants à l’école.

“Blanche-Neige c’est Gisèle Pélicot avant l’heure”

Tout est une affaire d’éducation. Et pour Chirinne Ardakani les contes populaires ne devraient pas être racontés aux enfants. En particulier Blanche-Neige. “Blanche-Neige, c'est le fait qu'on puisse, alors qu'une femme gît morte sur le lit, eh bien on embrasse”, a-t-elle lâché. Par la suite, l’avocate a fait une comparaison surprenante avec Gisèle Pélicot qui a été humilié lors d'un nouveau procès. Pour cette dernière Blanche neige, “c'est Gisèle Pélicot avant l'heure”. De quoi susciter l’étonnement chez Charles Consigny et Alain Marshall. “Alors, explicite, pourquoi ce n'est pas Gisèle Pélicot ? Le fait d'érotiser une femme qui git sur un lit ”, a-t-elle demandé.

D’ailleurs, l'animateur a tenu à préciser : “Je te signale que c'est sa belle-mère qui la tue Blanche-Neige. C’est elle qui l’empoisonne parce qu’elle est trop belle.” Ce à quoi Chirinne Ardakani a répondu : “La marâtre qui est vieille, etc. Tout ça sont évidemment des clichés sexistes.” Immédiatement, Olivier Truchot a répliqué en déclarant : “Alors là c'est un cliché, mais quand c'est l'homme qui la réveille, c'est plus un cliché.” Mais l’avocate ne s’est pas laissé faire. “Les femmes, dans tous les contes, dans toute la littérature, sont censées être présentées comme des vieilles aigries qui veulent la peau d'autres femmes.  Et on peut aussi se dire, mais qui tient cette plume ? Qui écrit les contes ? Ce qui me choque, c'est qu'on n'est que des bustes de grands hommes”, a-t-elle lâché.

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