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Gabriel Attal sèchement recadré par Anne-Sophie Lapix : "Qu’est-ce qu’elle peut faire votre génération aujourd’hui ?"

Les confrontations entre générations politiques électrisent toujours les plateaux télé. Ce dimanche 8 mars 2026, l’ambiance s'est soudainement glacée sur M6 lorsque Anne-Sophie Lapix a croisé le fer avec Gabriel Attal. Si l’exercice de l’interview commence dans un climat courtois, très vite, les regards s’assombrissent et les piques fusent.
L’hommage en demi-teinte d’Alain Duhamel
En janvier dernier, un portrait assassin sous des airs de compliment a jeté un froid. Invité d’Anne-Sophie Lapix, Alain Duhamel a couvert Gabriel Attal de louanges, ce qui a immédiatement fait réagir la journaliste. « On sent une certaine admiration, vous le couvrez de qualité », a-t-elle lancé, mi-amusée mi-suspicieuse.
L’éditorialiste a alors rectifié le tir : « Admiration, c’est exagéré. Conscient de son talent, oui. » Puis, devant l’insistance de son hôte, il a lâché une formule qui résonne encore : « C’est un animal politique. Il lui manque une colonne vertébrale idéologique bien clarifiée. » Ce constat sans fard a installé un premier malaise, annonçant les tensions à venir entre l’ancien Premier ministre et la presse.
Un débat tendu sur le droit international et les générations
Sur le plateau de M6, huit semaines plus tard, le débat a rapidement dévié sur la géopolitique. Gabriel Attal a critiqué l’inefficacité relative de l’ONU, estimant que « c’est un guichet humanitaire et climatique ». Surtout, il a justifié son regard par son appartenance générationnelle : « Moi je fais partie d’une génération qui n’a pas connu l’âge d’or du droit international. »
La remarque a visiblement agacé Anne-Sophie Lapix, qui a immédiatement contre-attaqué : « Mais qui l’a connu l’âge d’or du droit international ? Ma génération non plus. Il y a eu une guerre en Irak, en Yougoslavie… » Face à cette fin de non-recevoir, l’invité a dû batailler ferme pour défendre sa vision d’un monde régi par les rapports de force. Ce ping-pong verbal a considérablement alourdi l’atmosphère.
"Votre génération c’est Jordan Bardella ?" : l’attaque frontale
C’est pourtant la question suivante qui a mis le feu aux poudres. Sans ciller, Anne-Sophie Lapix a demandé à Gabriel Attal : « Qu’est-ce qu’elle peut faire votre génération aujourd’hui ? Ce sont des septuagénaires qui règnent. Elle arrive quand votre génération ? » Devant ses réponses évasives, elle a alors porté l’estocade : « Votre génération c’est Jordan Bardella ? On se demande s’il n’y a pas un agenda secret pour être face à lui au second tour. »
Le visage de l’ancien locataire de Matignon s’est fermé. Pour tenter de désamorcer, il a évoqué les préoccupations concrètes des Français : « Il y a 12 millions d’élèves dans nos écoles. Il y a peut-être des parents qui nous regardent ce soir. Leur préoccupation c’est : est-ce que mon enfant plus tard vivra libre ? Est-ce qu’il aura un travail ? » Une envolée lyrique qui n’a pas totalement effacé le malaise ambiant.
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