
divertissement > people
Gabriel Attal comparé à "Jean-Claude Dusse" : le candidat largement sous-estimé pour la présidentielle

La bataille pour 2027 semble désormais pleinement lancée. En officialisant sa candidature le 22 mai dans l’Aveyron, Gabriel Attal est venu bousculer les ambitions d’Édouard Philippe, déjà installé dans le paysage présidentiel depuis plusieurs mois. Tous deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron, ils partagent un même défi : convaincre les Français qu’ils ne sont pas simplement les héritiers d’un quinquennat contesté.
Gabriel Attal tente de casser son image parisienne
En choisissant l’Aveyron pour annoncer sa candidature, Gabriel Attal a clairement voulu envoyer un signal politique. L’ancien locataire de Matignon cherche à s’éloigner de son image de jeune technocrate parisien, souvent associée au macronisme pur et dur. Depuis plusieurs semaines, il multiplie donc les déplacements sur le terrain et insiste sur son parcours personnel pour se distinguer du chef de l’État. Sur BFMTV, début mai, il rappelait ainsi avoir commencé sa carrière comme élu local avant d’intégrer le gouvernement grâce à Emmanuel Macron. Une manière de souligner qu’il possède sa propre trajectoire politique et qu’il ne doit pas uniquement son ascension à l’actuel président.
La comparaison avec “Jean-Claude Dusse” fait réagir
C’est dans ce contexte que le chroniqueur Abel Boyi a lancé une formule particulièrement remarquée sur RMC. Comparant Gabriel Attal au personnage culte Jean-Claude Dusse dans le film Les Bronzés font du ski, il a ironisé sur une candidature qui pourrait réussir “sur un malentendu”. Une sortie volontairement provocatrice, mais qui traduit aussi le scepticisme d’une partie des commentateurs politiques. Malgré son talent reconnu et sa forte exposition médiatique, Gabriel Attal peine encore à apparaître comme un présidentiable naturel auprès d’une partie de l’opinion.
Édouard Philippe favori… mais pas intouchable
Longtemps considéré comme le candidat naturel du centre et de la droite modérée, Édouard Philippe conserve une longueur d’avance dans les sondages. Son image d’homme d’État expérimenté et plus indépendant vis-à-vis d’Emmanuel Macron joue en effet encore en sa faveur. Le maire du Havre a d’ailleurs plusieurs fois marqué ses différences avec le président, notamment lors d’interviews où il affirmait ne “rien lui devoir”. Une prise de distance calculée pour éviter d’être entraîné dans le rejet croissant du macronisme. Cette position dominante pourrait toutefois aussi devenir fragile. Certains observateurs évoquent déjà un risque de “Juppéisation”, en référence à Alain Juppé, longtemps favori avant de voir sa popularité s’effondrer durant la campagne de 2017.
À lire aussi sur Nextplz:



