
divertissement > people
Furax, Pascal Praud explose et s’en prend directement à Rachida Dati : "C’est inadmissible"

La guerre des ondes est officiellement déclarée. Depuis quelques jours, le bras de fer entre radios publiques et privées prend en effet une tournure inédite. Il faut croire que tout est parti d’une interview de Vincent Meslet, directeur éditorial de Radio France, accordée au Parisien. Un entretien dans lequel il n’a pas mâché ses mots et accusé Europe 1 et CNews d’être des « médias militants, d’obsession ». Il les a également qualifiés de « pires adversaires » des médias publics. Des déclarations qui ont immédiatement mis le feu aux poudres.
Pascal Praud particulièrement furieux
Figure emblématique de CNews, Pascal Praud n’a donc pas tardé à réagir. Le 15 septembre, dans l’ouverture de son émission L’Heure des pros, le journaliste a en effet dénoncé un discours « lunaire » tenu par « un apparatchik du service public que personne ne connaissait avant hier ». Furieux, il est même allé plus loin en estimant que Meslet devait « démissionner ou être viré » sous peine de laisser prospérer ce qu’il considère comme une grave dérive. « Vous avez un dirigeant du service public payé par nos impôts qui attaque directement CNews, un de ses concurrents » a-t-il ainsi fustigé en appelant la ministre de la Culture, Rachida Dati, à réagir.
Une séquence qui ne passe pas
Il faut dire que cette passe d’armes survient dans un climat déjà électrique. L’affaire a pour rappel éclaté début septembre, après la publication par L’Incorrect d’une vidéo tournée en juillet 2025. Une séquence dans laquelle on voit les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen discuter avec des cadres du Parti socialiste dans un restaurant parisien. Rapidement interprétée comme une preuve de connivence, cette séquence a déclenché un tollé, notamment au sein des Républicains, du Rassemblement national et de La France insoumise.
Des dirigeants qui chercheraient à museler leurs rivaux
Vincent Meslet a donc reconnu une « maladresse », tout en dénonçant une instrumentalisation par les concurrents privés. « Ce qu’on peut simplement regretter concernant Thomas Legrand, c’est qu’il ait involontairement fait un cadeau à nos pires adversaires » a-t-il déclaré. Mais pour Pascal Praud, l’attaque ne passe pas : « Ces gens ont perdu le sens commun, ces gens deviennent fous ». C’est là pour lui une manière de dire que les dirigeants de l’audiovisuel public cherchent à museler leurs rivaux.
Une profonde fracture entre deux visions différentes
Cette confrontation illustre en tout cas une profonde fracture entre deux visions du paysage médiatique français. D’un côté, des médias publics revendiquant leur rôle de service et leur indépendance, de l’autre, des chaînes privées accusées de militantisme mais qui se défendent au nom du pluralisme. L’Arcom, véritable gendarme de l’audiovisuel, a prévu d’auditionner dans les prochains jours Delphine Ernotte Cunci et Sibyle Veil, présidentes de France Télévisions et Radio France, signe que l’affaire prend une ampleur institutionnelle.
À lire aussi sur Nextplz:



