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Florence Foresti : cash, elle brise un gros tabou, “Si je ne m’étais pas soignée, je ne serais plus là”

Florence Foresti a beau faire rire la France entière, elle a aussi traversé des moments très sombres. D'ailleurs, on dit souvent que les meilleurs humoristes sont les personnes les plus malheureuses... Dans plusieurs interviews récentes, l’humoriste a confié avoir été frappée de plein fouet par une dépression sévère. Une détresse qui l’a poussée à envisager le pire : “Je n’étais plus capable de rien”. Son quotidien, elle le décrit comme un énorme vide. Pourtant, la célèbre humoriste est entourée et a des journées bien remplies. Mais, même être maman était devenu trop dur. Dans sa série Désordres, inspirée de son vécu, elle ose enfin mettre des mots sur ce mal silencieux qu’elle traîne depuis des années.
Florence Foresti : une pression sociale trop forte
Ce que Florence Foresti dénonce également, c’est le regard des autres. Comme le disait si bien le Jean-Paul Sartre, "L'enfer, c'est les autres". Florence Foresti avoue que quand elle parle de ses antidépresseurs, on lui répond parfois “Mais arrête tout ça, c’est dans la tête.” Des réflexions mal placées, qui montrent à quel point le sujet reste encore tabou. Elle, ça fait 25 ans qu’elle est suivie. Et elle l’assume aujourd’hui à cent pour cent. Mais Florence Foresti avoue qu’il lui a fallu du temps pour en parler sans honte. En effet, en tant que personnalité publique, il n'est pas évident de dire que l'on ne va pas bien. D'ailleurs, trop de gens se taisent par peur du jugement. Aujourd'hui, l'humoriste préférée des français veut montrer qu’on peut être une femme forte, drôle, connue, et quand même traverser ça.
La dépression : une vraie maladie
Dans ses prises de parole, Florence Foresti insiste : la dépression, ce n’est pas un simple coup de mou ou des pensées passagères. Ce n’est pas non plus un caprice. C’est une maladie sérieuse, qui isole, qui abîme, et qui ne passe pas toute seule. La preuve : malgré le succès, les salles pleines et les rires, elle, elle s’effondrait en coulisses. Il a fallu du temps, de l’aide et des traitements. Et surtout, l’envie d’en sortir. Elle le dit sans détours : “Si je ne m’étais pas soignée, je ne serais plus là. Dans la vraie vie oui. Sur scène, on se sent très en vie, surtout quand les gens rient ! Il y a quelque chose de très éclatant, de très vivant dans le rire. Donc sur scène, c'est l'endroit où je suis le mieux.”. Florence Foresti a trouvé le meilleur moyen pour se sentir bien, du mois quelques heures.
Florence Foresti : elle dénonce les clichés
Aujourd’hui, Foresti veut que les langues se délient. Pas pour faire pleurer dans les chaumières, mais pour aider ceux qui n’osent pas parler. Parce que oui, on peut être connu et souffrir. Oui, on peut prendre des médocs et rester soi-même. Et non, ça ne veut pas dire qu’on est fou ou faible. Au contraire. Dans un monde où tout le monde affiche sa “positive attitude”, Florence préfère miser sur l’authenticité. Et rien que pour ça, elle mérite un gros respect.



