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Femme fatale, blonde et... "anti-woke" ? Cette star controversée met Hollywood à genoux, mais ce n'est pas ce que vous croyez

Femme fatale, blonde et... "anti-woke" ? Cette star controversée met Hollywood à genoux, mais ce n'est pas ce que vous croyez
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Blouson en jean déboutonné, plans suggestifs sur son décolleté ou ses courbes, autodérision savamment dosée… Une campagne visiblement pensée pour faire réagir. Et c’est peu dire que l’objectif est atteint. Car si ces spots ont propulsé la marque dans les tendances en provoquant au passage une envolée de sa valeur boursière, ils ont aussi cristallisé une avalanche de réactions partagées entre fascination, gêne, et indignation. On y retrouve notamment un humour visuel très appuyé qui n’est pas sans rappeler l’hyper sexualisation d’une Megan Fox dans les années 2000.

Un accueil controversé pour cette femme fatale

Mais fallait-il s’attendre à un accueil aussi controversé ? Certains médias comme Le Figaro y voient en effet déjà un triomphe de “l’anti-wokisme”. Une revanche assumée contre des campagnes plus inclusives qui dominaient encore récemment avec des mannequins body positive, une diversité corporelle affirmée, loin des standards ultra normés de beauté. Ce retour en force du glamour conventionnel – blond platine, seins apparents, corps affuté – divise toutefois. Notamment dans les sphères féministes comme le dénoncent plusieurs internautes sur X : « On revient à la femme-objet d’Hollywood ».

Le fantasme d’une nouvelle muse trumpienne ?

Cette actrice n’est pourtant pas étrangère à ces codes. Elle les manipule en effet même avec une certaine habileté depuis des années. On se souvient de ses campagnes de lingerie, de son apparition nue dans une baignoire pour promouvoir un savon pour “vilains garçons”, ou de ses blagues récurrentes sur ses “seins trop gros” lors de ses passages au Saturday Night Live.

Même ses selfies sur Instagram, aux sous-entendus politiques parfois ambigus, ont nourri des spéculations sur ses opinions personnelles, certains l’imaginant proche de la droite conservatrice américaine. Le fantasme d’une nouvelle muse trumpienne ?

Une toute autre arène

Mais derrière cette esthétique sexualisée assumée, difficile d’ignorer la distance ironique de la star. « Je suis féministe en acceptant le corps que j’ai » déclarait-elle en effet dans une interview récente : « C’est mon geste sexy et fort. Je les aime, mes seins » Une forme de réappropriation du regard masculin ? Peut-être. Une récupération involontaire par des discours anti-woke ? Très certainement. Car ce que l’on constate surtout, c’est que Sydney Sweeney, 27 ans, semble manier l’ambiguïté avec autant de naturel que de stratégie. Tout en préparant, loin du vacarme médiatique, un rôle de boxeuse professionnelle qui pourrait bien la propulser dans une toute autre arène : celle des Oscars.

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