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Excédé d'être taxé "de raciste tous les soirs", Pascal Praud s'emporte et s'en prend à Nicolas Canteloup

Pascal Praud a récemment laissé éclater son agacement face à la pastille humoristique « C’est Canteloup ». Diffusée depuis octobre 2011 sur TF1, juste après le journal de 20 heures, cette émission propose un décryptage décalé de l’actualité à travers les imitations de Nicolas Canteloup. À 62 ans, l’imitateur s’appuie notamment sur la technologie du morphing pour incarner visuellement les personnalités qu’il parodie, dont le journaliste de CNews.
Une lassitude qui déborde à l’antenne
Sur son plateau, Pascal Praud n’a pas mâché ses mots. Visiblement excédé d’être qualifié de « raciste tous les soirs » dans les sketches de Nicolas Canteloup, il a tenu à exprimer son ras-le-bol. Pour lui, ces caricatures dépassent le simple cadre de l’humour et participent à installer une image qu’il juge injuste et caricaturale. Le journaliste a ainsi dénoncé une forme de répétition qui, selon lui, finit par ancrer des clichés dans l’opinion publique. « À force de le répéter, certains finissent par le croire », aurait-il lancé, soulignant les conséquences possibles de ce type de satire sur sa réputation.
Une cible régulière de la satire
Depuis plusieurs années, Pascal Praud figure parmi les personnalités régulièrement imitées dans « C’est Canteloup ». Son ton parfois tranché et ses prises de position en font une cible idéale pour l’humour politique et médiatique. De son côté, Nicolas Canteloup s’inscrit dans une tradition bien ancrée en France : celle de la satire visant les figures publiques. L’objectif affiché reste de faire rire en grossissant les traits, quitte à provoquer. Mais cette liberté humoristique trouve parfois ses limites lorsque les intéressés estiment que la caricature devient stigmatisante.
La frontière floue entre humour et attaque
La sortie de Pascal Praud relance un débat récurrent : où s’arrête l’humour et où commence l’attaque personnelle ? Si certains défendent la liberté totale des humoristes, d’autres estiment que la répétition de certaines étiquettes peut nuire durablement à l’image d’une personne. Dans le cas présent, le journaliste semble considérer que la ligne est franchie. Il ne conteste pas le principe même de la satire, mais bien son contenu et sa fréquence. Une nuance importante qui traduit davantage une fatigue qu’un rejet total de l’humour.
Une polémique révélatrice
Cet échange tendu illustre les relations parfois compliquées entre médias et humoristes. Dans un paysage audiovisuel où l’image et la perception jouent un rôle clé, la moindre caricature peut prendre une ampleur inattendue. Reste à savoir si cette prise de parole influencera le traitement réservé à Pascal Praud dans « C’est Canteloup ». Une chose est sûre : la séquence n’est pas passée inaperçue et alimente déjà les discussions sur les limites de la satire dans le débat public.
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