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Enrico Macias (86 ans), juif algérien, s'en prend à Emmanuel Macron : "Ce n’est pas à la France de…"

Enrico Macias (86 ans), juif algérien, s'en prend à Emmanuel Macron : "Ce n’est pas à la France de…"
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À 86 ans, Enrico Macias, à la santé fragile, continue de faire parler de lui bien au-delà de la musique. Ces derniers jours, l’interprète d’Enfants de tous pays a multiplié les prises de parole, notamment après sa récente mésaventure en Turquie.

Enrico Macias fait polémique avec ses propos sur le conflit entre Israël et la Palestine

Invité sur RTL, il est revenu sur l’annulation de son concert à Istanbul, conséquence directe de ses positions pro-Israël. Pourtant, le chanteur a tenu à dissocier les décisions politiques du rapport qu’il entretient avec le public : "Depuis plus de 60 ans, je chante en Turquie, je n'ai jamais eu de problème. Je dois dire qu'avec ce qui est arrivé, je n'ai aucune haine contre le public. Au contraire, puisque le public était venu en masse pour me voir au spectacle. J'adore les Turcs et la Turquie", a-t-il affirmé avec émotion, saluant l’accueil chaleureux qu’il reçoit depuis toujours dans le pays. Mais si Enrico Macias a accepté de prendre la parole, c’est aussi pour revenir sur le conflit israélo-palestinien et les répercussions qu’il a sur sa carrière et son quotidien.

Son avis tranché sur Emmanuel Macron

L’artiste, juif algérien exilé en France depuis 1961, n’a pas mâché ses mots lorsqu’il a été interrogé sur la position du président Emmanuel Macron. Ce dernier a récemment annoncé que la France allait reconnaître l’État palestinien, une décision qui suscite la polémique. Très critique, Enrico Macias a lancé : "La paix ne peut exister qu’entre Israéliens et Palestiniens. Macron, de quoi il se mêle de reconnaître un État palestinien qui n’existe pas encore ? Ce n’est pas à la France, ni à l’ONU, de tracer les frontières d’un avenir qu’eux seuls peuvent dessiner". Une déclaration sans détour, qui traduit son agacement face aux ingérences extérieures dans ce conflit vieux de plusieurs décennies. Depuis toujours, le chanteur défend son appartenance à Israël, mais refuse d’être assimilé aux choix de ses gouvernements successifs. "Je fais partie de ce peuple, mais je ne suis pas pro-gouvernemental", précise-t-il, refusant de réduire son engagement à une simple ligne partisane.

Un conflit mondial et beaucoup de polémiques

Pour lui, l’échec répété des négociations de paix incombe en grande partie à l’autre camp : "Ils ont eu mille fois l’occasion de faire la paix avec Israël. Ils n’ont jamais voulu. Les Palestiniens ne veulent pas faire la paix", assure-t-il, pointant du doigt une responsabilité qui, selon lui, explique la stagnation de la situation depuis des décennies. En évoquant l’attaque du 7 octobre, Enrico Macias n’a pas caché sa tristesse ni sa colère : "C'est le 7 octobre qui a déclenché tout ça, on est tous otages de la question de la Palestine". Une guerre qui, à ses yeux, pèse sur les artistes, contraints d’assumer les conséquences d’événements dont ils ne sont pas directement responsables. L’interdiction de chanter en Turquie, une première dans sa carrière, illustre selon lui cette confiscation de la culture par la politique.

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