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“Elle avait tellement changé…” : son agent raconte un adieu bouleversant à Isabelle Mergault

Difficile encore d’y croire. Ce 20 mars, la nouvelle est tombée comme un couperet. En effet, Isabelle Mergault s’est éteinte à 67 ans, emportée par un cancer qu’elle avait choisi de garder secret. Une pudeur fidèle à son tempérament, elle qui n’aimait pas s’épancher. Autour d’elle, quelques proches seulement étaient dans la confidence, dont Laurent Ruquier. Sur RTL, l’animateur des Grosses Têtes a confié, encore sous le choc : "Nous étions très peu à le savoir. Elle ne voulait pas que ça se sache. D’abord parce qu’elle espérait s’en sortir, et nous aussi. Elle est même revenue aux Grosses Têtes, alors qu’elle avait été opérée". Une présence courageuse, presque irréelle aujourd’hui.
Une inquiétude qui monte en silence
Pendant plusieurs jours, Patrick Goavec n’a plus eu de nouvelles. Un silence inhabituel qui a fini par l’alarmer. Lui qui connaissait Isabelle Mergault depuis trois décennies savait reconnaître ces absences qui n’annoncent rien de bon. Dans les colonnes du Parisien, il raconte ces heures suspendues, où l’inquiétude s’installe doucement. "Ces derniers temps, elle n’avait plus trop envie de travailler. La semaine dernière, je me suis inquiété, cela faisait trois jours qu’elle ne me répondait pas". C’est finalement en apprenant son hospitalisation à Neuilly-sur-Seine que tout s’accélère. L’intuition devient réalité.
Une dernière visite gravée à jamais
Ce qu’il découvre en entrant dans la chambre d'Isabelle Mergault le bouleverse profondément. Le choc est immédiat. "Je suis entré dans la chambre, j’ai été choqué… Elle avait tellement changé. Je lui ai dit au revoir, que je l’aimais tellement… Elle m’a fait un grand sourire alors qu’elle était complètement dans les vapes. Je suis sorti de la chambre complètement bouleversé, je savais que c’était la dernière fois que je la voyais. Je suis heureux de lui avoir dit au revoir, je garde d’elle ce souvenir. C’est toujours important de voir les gens une dernière fois", confie-t-il avec émotion. Des mots simples, mais qui résonnent longtemps. On imagine sans peine la scène, ce mélange de lucidité et d’impuissance.
Des souvenirs d’amour et de jeunesse
La disparition d'Isabelle Mergault ravive aussi des souvenirs plus lumineux. Antoine Duléry, lui, replonge dans une époque insouciante. Chez Gala, il confie sans détour : "Sa mort m’a attristé car je ne m’y attendais pas du tout, je ne savais pas qu’elle était malade". Puis les souvenirs affluent, presque malgré lui. "C’est la première de notre bande du Cours Florent qui part. Ça fait chier…". Entre eux, il y a eu plus qu’une amitié. "J’ai eu une très jolie histoire avec elle, c’est le souvenir de mes 20 ans", se remémore-t-il, évoquant une jeune femme "très belle, pleine de charme" dont il était "fou". Et puis ce geste, inattendu, presque intime : "Le cadeau, c’était pour toi" : des livres de Proust qu’il a gardés toute sa vie. Comme un fil invisible qui le relie encore à elle.
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