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Donald Trump Vs Emmanuel Macron : une décision « imprudente » qui « récompense la terreur »

Donald Trump Vs Emmanuel Macron : une décision « imprudente » qui « récompense la terreur »
Publié le

Le paysage diplomatique international vacille sous le poids du conflit israélo-palestinien. Alors que la famine s’aggrave à Gaza et que les pourparlers de paix échouent à Doha, Emmanuel Macron opère un virage stratégique. Le président français annonce la reconnaissance officielle de l’État de Palestine lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. Une décision saluée par Riyad, mais vivement condamnée par Israël et ses alliés. Dans ce contexte explosif, la réaction américaine cristallise déjà les tensions transatlantiques et relance les débats sur l’avenir de la solution à deux États.

Emmanuel Macron prévoit d'officialiser la Palestine en septembre

Emmanuel Macron a scellé par un tweet historique le destin diplomatique de la France. Le 24 juillet 2025, il annonce la reconnaissance de l’État palestinien pour septembre à l’ONU. Une décision mûrement réfléchie, conforme à "l’engagement historique" français pour une paix juste. Dans sa lettre au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Macron précise ses attentes : cessez-le-feu à Gaza, libération des otages et désarmement du Hamas. Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large, copiloté avec l’Arabie saoudite. Ensemble, ils organiseront une conférence internationale en septembre pour relancer la solution à deux États. Déjà, l’Espagne, la Norvège et l’Irlande ont emboîté ce pas symbolique. Mais Macron vise plus loin. Il espère créer un effet domino chez les réticents, notamment le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Washington contre-attaque

La réponse américaine fuse comme un coup de tonnerre. Le secrétaire d’État Marco Rubio rejette "fermement" la position française sur X. Il la qualifie d’"imprudente" et estime qu’elle "sert la propagande du Hamas". Pour les États-Unis, cette reconnaissance équivaut à un "camouflet pour les victimes du 7 octobre". Dans la foulée, Washington boycotte la conférence ministérielle sur la paix coorganisée par Paris et Riyad fin juillet. L’administration Trump réaffirme son opposition à toute démarche unilatérale. Elle privilégie des négociations directes, aujourd’hui au point mort. Israël enfonce le clou. Benjamin Netanyahu dénonce une "récompense de la terreur". Son ministre de la Défense, Israel Katz, parle de "capitulation face au terrorisme". Ces condamnations contrastent avec les réactions palestiniennes. Le Hamas salue un "pas positif", tandis que Riyad applaudit une décision "historique".

Londres, le piège diplomatique de la reconnaissance palestinienne

Le 10 juillet 2025, Emmanuel Macron tente un rapprochement périlleux à Londres. Lors d’une visite officielle, il presse Keir Starmer d’unir leurs forces pour reconnaître la Palestine. Le Premier ministre britannique décline l’offre, préférant des "actions urgentes" sur l’aide humanitaire à Gaza. Les divergences persistent malgré un entretien d’urgence tripartite prévu le 25 juillet avec l’Allemagne. Starmer exige un "droit inaliénable" à un État palestinien mais sans calendrier. Cette frilosité britannique révèle les fractures européennes. L’Allemagne juge la reconnaissance prématurée, un "mauvais signal". L’Espagne, elle, soutient ouvertement Paris. Pedro Sanchez exhorte à "protéger la solution à deux États" que Netanyahu "tente de détruire". Dans l’Hexagone, la classe politique se déchire. La gauche déplore un timing tardif, tandis que la droite y voit un calcul électoral.

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