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Coup de massue pour Patrick Bruel : les maires lui demandent de "se retirer" et certains artistes demandent d'"annuler sa venue" à Saint-Étienne.

Coup de massue pour Patrick Bruel : les maires lui demandent de "se retirer" et certains artistes demandent d'"annuler sa venue" à Saint-Étienne.
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Quand le tribunal médiatique devance la justice, les artistes subissent une pression collective rarement égalée dans l'histoire du showbiz français. Visé par 4 enquêtes pour viols en France et une enquête en Belgique, Patrick Bruel nie pourtant toutes les accusations. Néanmoins, une vague politique et culturelle s'est levée, bousculant profondément sa tournée. Voici comment ce mouvement a pris une ampleur nationale.

Aurore Bergé a rappelé l'État de droit face au chaos médiatique

La ministre Aurore Bergé a publiquement tranché sur la question des concerts. Interrogée sur RTL, elle a posé un double impératif ferme : « La première chose, c'est qu'il faut respecter la parole des victimes. Et la deuxième, c'est qu'il faut respecter la présomption d'innocence. » Elle a ensuite sobrement rappelé : « Ça s'appelle l'État de droit. »

Ainsi, sans désigner de coupable, la ministre a clairement signifié que la décision d'annuler « appartient » à Patrick Bruel lui-même. Toutefois, plusieurs dates canadiennes ont déjà été annulées, accentuant alors considérablement la pression sur le chanteur. Ce contexte brûlant a ensuite déclenché une réaction politique en chaîne chez les maires français.

Grégoire, Mouglalis et une pétition acculent Patrick Bruel

Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a ouvert le feu le premier sur France 2. Il a conseillé à Patrick Bruel de « mettre entre parenthèses sa carrière », ajoutant : « Je pense qu'effectivement il devrait se retirer. » En parallèle, l'actrice Anna Mouglalis a porté une pétition féministe réclamant aux villes d'« annuler la venue de Patrick Bruel ».

Ce texte a ainsi recueilli 31 700 signatures le 21 mai. Cependant, le chanteur a affirmé sur ses réseaux : « Je continuerai de faire mon métier. » Par ailleurs, certains fans historiques ont progressivement commencé à se désolidariser de lui. Dès lors, une coalition d'élus municipaux a amplifié ce mouvement de contestation nationale.

De Marseille à Saint-Étienne, les maires ont exigé le retrait de Patrick Bruel

Le maire de Marseille, Benoît Payan, a invoqué la « gravité des accusations portées » pour réclamer une déprogrammation, « par respect pour la parole des victimes ». À Brest, Stéphane Roudaut a jugé que Patrick Bruel « devrait avoir la décence, sans délai, de se mettre en retrait ». Ce dernier a fermement ajouté : « Ce que la loi n'impose pas, la dignité l'exige. »

Les maires de Nancy et de Lille ont respectivement appelé à « la clairvoyance » et à la « responsabilité ». Enfin, Régis Juanico, maire PS de Saint-Étienne, a demandé à l'artiste de faire « le choix de la raison en annulant sa tournée », pour « laisser la justice faire son travail sereinement ».

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