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"Comme un chien" : Laurence Boccolini charge France Télévisions

Elle a tourné la page, mais visiblement pas sans laisser quelques cicatrices. Plusieurs mois après avoir quitté France Télévisions, Laurence Boccolini reprend la parole avec une franchise désarmante. Désormais attendue sur W9 pour un nouveau programme, l’animatrice revient sur une période charnière, marquée par une éviction qu’elle n’a toujours pas digérée.
Laurence Boccolini revient sur son éviction de France Télévisions
Aujourd’hui, elle avance, malgré une santé fragile. Nouveau projet, nouvelle chaîne, nouvelle dynamique. À partir du 19 mai, elle prendra les commandes de On connaît la chanson, une émission qui marque son rebond après une longue présence sur le service public. Une transition qui pourrait sembler naturelle dans un milieu où les carrières évoluent sans cesse. Mais derrière ce changement, une histoire bien moins lisse se dessine. Pendant plusieurs années, elle incarnait l’un des visages familiers de la chaîne, notamment à la tête des Enfants de la Télé. Une émission populaire, installée, qui ne semblait pas fragilisée. Pourtant, en coulisses, tout a basculé sans prévenir. Ou presque. C’est au cœur de son témoignage que le choc apparaît réellement.
L'animatrice révèle la façon dont elle a été poussée à la porte
Elle raconte avoir découvert son éviction de manière brutale, presque irréelle. "En fait, j’ai appris deux jours après que ce n’était plus moi, sans raison", explique-t-elle. Une annonce tardive, qu’elle juge profondément injuste. Car selon elle, les règles n’ont pas été respectées. Après six ans à l’antenne, elle estime qu’un préavis de trois mois aurait dû lui être accordé. Cette absence d’anticipation a eu des conséquences immédiates. Impossible de se retourner, de négocier, ou même d’envisager d’autres opportunités. "Ça te met dans une situation de dépendance", analyse-t-elle, évoquant un système qui, selon elle, laisse peu de place au dialogue. Une mécanique bien rodée, qui l’aurait contrainte à subir plutôt qu’à choisir. Mais ce qui la heurte le plus dépasse la simple décision professionnelle.
"Je ne suis pas un cas isolé"
C’est la manière. Le sentiment d’avoir été traitée sans considération. Et c’est là que son discours devient plus dur, plus frontal. "Tu es gentil, on te vire comme un chien", lâche celle qui a accepté de se confier sur son poids, dénonçant un manque d’humanité qu’elle dit avoir déjà perçu auparavant, mais jamais à ce point. L’animatrice pointe un décalage entre les valeurs affichées et la réalité vécue. "Je ne suis pas un cas isolé", insiste-t-elle, évoquant une souffrance plus large au sein du groupe. D’autres figures du paysage audiovisuel auraient également exprimé leur malaise ces derniers mois. Au fil de l’entretien, un autre sujet vient nourrir son indignation : celui des salaires. Les chiffres évoqués lors d’une commission d’enquête sur l’audiovisuel public l’ont profondément marquée. Elle dénonce une image biaisée, loin du quotidien de nombreux employés. "Les milliers de gens qui travaillent à France Télévisions… ils essaient de survivre", rappelle-t-elle, pointant une réalité souvent ignorée.
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