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CNews sauve la tête de Jean-Marc Morandini malgré les promesses d'éviction de Canal+ : l'animateur « reste à l'antenne sur CNews »

Les scandales médiatiques révèlent souvent les contradictions entre discours et pratiques chez les grands groupes audiovisuels. Mercredi 14 janvier, la Cour de cassation a scellé le destin judiciaire de Jean-Marc Morandini en rejetant son pourvoi. Cette décision rend définitive sa condamnation pour corruption de mineurs, prononcée initialement en appel par la cour d'appel de Paris. Or, paradoxalement, l'animateur vedette conserve son émission quotidienne sur CNews, bravant ainsi les promesses solennelles formulées par Canal+ il y a près d'une décennie. Cette volte-face soulève des questions brûlantes sur l'éthique médiatique et la responsabilité des diffuseurs.
Une condamnation définitive qui brise le principe de présomption d'innocence
La machine judiciaire a finalement tranché sans appel possible dans cette affaire qui traîne depuis des années. En effet, la Cour de cassation a confirmé la condamnation de l'animateur à deux ans de prison avec sursis. Par conséquent, Jean-Marc Morandini devra également s'acquitter d'une amende de 20 000 euros et figure désormais au FIJAIS. De surcroît, il se voit interdire définitivement d'exercer toute profession impliquant des contacts avec des mineurs. Rappelons que le lundi 24 octobre 2022, l'animateur comparaissait pour corruption de mineurs aggravée devant le tribunal correctionnel de Paris. Dès 2016, Canal+ avait pourtant formulé une promesse claire et nette en cas de condamnation judiciaire. Néanmoins, cette garantie s'évapore aujourd'hui comme un mirage dans le désert médiatique de l'Hexagone.
Les faits sordides qui ont conduit Jean-Marc Morandini devant les tribunaux
L'instruction révèle une accumulation de comportements déplacés s'étalant entre 2009 et 2016 selon les magistrats. Durant cette période, l'animateur aurait adressé des messages à caractère sexuel à plusieurs adolescents dont certains mineurs. « Selon les juges, il a adressé à plusieurs adolescents, dont certains âgés de 15 ans, des messages à caractère sexuel. », peut-on lire dans l'article de Closer. En outre, il leur aurait réclamé des photographies d'eux dans des poses dénudées via différents canaux. Parallèlement, la justice l'a jugé pour harcèlement sexuel envers un jeune comédien lors de castings.
Ces auditions concernaient une web-série où Jean-Marc Morandini aurait incité ce jeune acteur à se déshabiller. En appel, la peine s'est alourdie de six mois supplémentaires pour atteindre 18 mois avec sursis. Malgré ces accusations gravissimes qui circulaient déjà en 2016, le groupe Canal+ officialisait son embauche invoquant la présomption d'innocence. Toutefois, la direction stipulait alors formellement qu'« en cas de condamnation, Jean-Marc Morandini et iTélé ont d'ores et déjà prévu qu'il quitterait le groupe sans indemnité ».
CNews maintient son animateur malgré l'indignation et les critiques virulentes
Face aux interrogations légitimes, la chaîne a déclaré mercredi 14 janvier à l'AFP une position pour le moins déconcertante. « Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice et il reste à l'antenne sur CNews », affirme sobrement la direction comme le relaie Le Parisien. Cependant, Me Anthony Mottais, avocat d'une victime, exprime son incompréhension totale face à cette décision scandaleuse. « Il n'est désormais plus présumé innocent. La justice, par trois fois, a reconnu qu'il a fait souffrir des mineurs. Le tout au moyen de son aura médiatique », déclare-t-il avec une véhémence compréhensible. Malgré les sollicitations répétées du Parisien, CNews s'est murée dans un silence assourdissant qui interroge. Récemment, même Stéphane Bern, réputé pour sa gentillesse et son calme olympien, a brisé son silence. Sur X, l'animateur vedette de « Secrets d'Histoire » a publiquement étrillé son confrère de CNews.
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