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Chimène Badi : "Bande de sales Arabes", son calvaire de fille d'immigrés dans un petit village

Chimène Badi fête aujourd'hui ses 43 ans. Révélée au début des années 2000 grâce à l'émission Popstars, la star s'est rapidement imposée avec sa voix puissante et ses ballades pleines d'émotion. Ses tubes Entre nous et Je viens du Sud ont d'ailleurs rencontré un immense succès, faisant d'elle l'une des artistes les plus populaires de sa génération. Après plusieurs albums et de nombreuses tournées, la chanteuse s'est pourtant faite plus discrète ces dernières années. Mais si elle a un peu disparu de la scène musicale, son talent reste intact et son public garde un souvenir ému de ses plus grands titres.
Chimène Badi victime de préjugés et de discriminations
Derrière ce parcours impressionnant et cette voix qui a conquis le cœur du public se cache une histoire marquée par la douleur et l'injustice. Bien avant la gloire, Chimène Badi a bel et bien grandi dans un climat hostile, victime de préjugés et de discriminations. Invitée de Frédéric Lopez dans Un dimanche à la campagne le 29 janvier 2023, la chanteuse était revenue avec émotion sur son enfance dans le Lot-et-Garonne. Elle y avait notamment raconté le harcèlement et les insultes racistes que sa famille et elle ont subis.
"La première famille de confession musulmane"
"On a déménagé ensuite dans cette maison que papa a commencé à faire construire. Il n’habite pas encore avec nous, il est sur Bordeaux à cette époque-là. On le voit une fois par semaine. Ce n’est pas simple à cette époque-là […] On est la première famille de confession musulmane à arriver dans ce village", s'était souvenue Chimène Badi. Une religion que les habitants n'acceptaient pas : "Les gens passent en voiture et nous hurlent : 'bande de sales arabes, rentrez chez vous'. Je vois ma mère qui a peur, qui flippe. Parce qu’on reçoit aussi des coups de téléphone qui sont très violents".
Une enfance marquée par la peur
Effrayée, la maman de Chimène Badi a donc pris la décision radicale de confier ses enfants à leur grand-mère. "Une fois, c’est moi qui vais décrocher. Et là, j’ai sept huit ans. C’est horrible ce que j’entends à l’autre bout du fil. Ça bouleverse, ça marque, ça fait peur". Et de conclure : "On va se bagarrer, on va tenir le coup jusqu’à ce que papa soit enfin muté. Ça a été un soulagement". De douloureuses confidences de la part de celle qui a récemment donné son avis sur la maternité.
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