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Charlotte Gainsbourg sans filtre sur les coulisses de ses tournages : "J’ai refusé de montrer mes seins"

Charlotte Gainsbourg sans filtre sur les coulisses de ses tournages : "J’ai refusé de montrer mes seins"
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La relation professionnelle entre Charlotte Gainsbourg et le réalisateur danois Lars von Trier a été marquée par des films particulièrement audacieux et dérangeants. En 2008, Antichrist a en effet suscité un scandale avec ses scènes de sexe et de violence choquantes. Dans ce film, l’actrice incarne une femme plongée dans le deuil après la mort tragique de son enfant. Un rôle complexe et éprouvant mêlant douleur et sensualité qui a marqué un tournant dans sa carrière. Le film couronné par le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes a d’ailleurs fait la une pour ses scènes perturbantes. Notamment une scène de mutilation.

Les exigences de Charlotte Gainsbourg avant le tournage

Avant de rejoindre le projet, Charlotte Gainsbourg a donc posé des conditions très précises au réalisateur. Particulièrement en ce qui concerne les scènes de nudité et de sexe. Le cinéaste ayant déjà prévu un autre rôle mais ayant été contraint de revoir ses plans, il lui a demandé de signer un contrat détaillant explicitement les scènes qu'elle accepterait de jouer. La comédienne a ainsi accepté de se conformer à ces exigences tout en posant des limites : « J'ai refusé de montrer mes seins, il a accepté à condition que je montre mes fesses, mais ça, je m'en foutais. Franchement, les scènes de douleur liée à la perte de l'enfant étaient bien plus horribles à jouer que celles de violence pure. C'était tellement extrême que ça en devenait drôle ».

Des défis émotionnels et psychologiques

Au-delà des scènes physiques et de nudité, Charlotte Gainsbourg a donc évoqué l'intensité émotionnelle qu’elle a vécue pendant le tournage de Antichrist. Le rôle qui exigeait de la comédienne d’exprimer une souffrance extrême liée à la perte d’un enfant s'est en effet avéré plus éprouvant que les scènes de violence. Il faut dire que les scènes de douleur pure étaient bien plus difficiles à jouer que les moments de brutalité physique, les rendant presque « drôles » par leur intensité.

Une expérience marquante mais difficile à digérer

Charlotte Gainsbourg est également revenue sur l'impact psychologique qu’a eu le film sur elle. Si elle a accepté les défis imposés par Lars von Trier avec professionnalisme, la comédienne a admis que cette expérience l’a profondément affectée. Elle a d’ailleurs évoqué une « descente » après le tournage en soulignant l’intensité de l’expérience qu'elle a vécue. Cependant, elle n'a pas regretté sa collaboration avec le cinéaste.

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