
divertissement > people
"C'est l'orientation politique, pas sexuelle" : Gabriel Attal, candidat à l'Élysée, assume son homosexualité et divise déjà la toile

La visibilité politique redessine aujourd'hui les contours du débat démocratique français. Partout en Occident, l'identité des dirigeants suscite autant de passions que leurs programmes. Or, la France semble vivre un tournant historique inédit. Gabriel Attal, en annonçant sa candidature à la présidence de la République, propulse au cœur de l'actualité une question brûlante : celle de l'acceptation sociale d'un chef d'État homosexuel.
Gabriel Attal répond sans détour à la question explosive sur un président homosexuel à l'Élysée
Le 24 mai 2026, Gabriel Attal a accordé une interview percutante au média Brut face au journaliste Rémy Buisine. Ce dernier a questionné : « Est-ce que vous pensez que la France est mûre aujourd'hui pour avoir un président ouvertement homosexuel ? » Attal a répondu sans ambiguïté : « Bien sûr, je ne crois pas du tout que ce soit un sujet qui disqualifierait pour être président de la République. »
Il a également confié : « J'ai encore des jeunes qui n'arrivent pas à assumer leur homosexualité, à le dire à leurs parents. » Enfin, Attal a ajouté : « Il y a énormément de gens qui m'ont écrit pour me dire que le fait que j'ai parlé de mon homosexualité les a aidés. » Autant d'aveux qui annoncent une responsabilité symbolique assumée, celle qu'il a précisément revendiquée lors de cette même interview.
Attal assume son rôle de modèle et partage l'émotion de son impact sur les jeunes homosexuels
Rémy Buisine a ensuite demandé si cela « fait bouger les lignes dans la société ». Gabriel Attal, qui partage sa vie avec le député européen Stéphane Séjourné, a répondu avec une sincérité désarmante : « En tout cas, ça y contribue, bien sûr. » Il a aussi déclaré : « Nous avons une responsabilité de contribuer à faire bouger les lignes sur ce sujet. »
Plus loin, il a cité des messages reçus de proches d'inconnus : « Avoir un Premier ministre qui assume son homosexualité, ça m'a aidé à en parler à ma famille. » Attal a ensuite conclu, visiblement touché : « Plus il y a d'exemples dans la société, plus on contribue à montrer qu'en fait c'est normal. » Ces déclarations ont néanmoins déclenché un torrent de réactions contrastées sur les réseaux sociaux.
« Je vote pour des engagements »
Gabriel Attal a par ailleurs publié un message choc sur ses réseaux sociaux pour dénoncer les attaques homophobes reçues après la sortie de son livre. Sur la toile, les avis ont fusé dans tous les sens. Un internaute a déclaré : « J'adore Gabriel depuis longtemps. » Un autre a lâché ironiquement : « C'est l'orientation politique, pas sexuelle. »
Puis une internaute a tranché : « Le vrai problème, ce n'est pas que la France ne soit pas prête pour ses politiciens, mais que beaucoup de politiciens ne soient pas à la hauteur de la France. » Enfin, un commentaire a su réconcilier les 2 camps : « Être homosexuel n'est pas une maladie. Je ne vote pas pour une orientation, mais je vote pour des engagements. » Ainsi, au-delà du symbole, c'est bien le fond politique qui divise réellement la France.
À lire aussi sur Nextplz:



