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"Ça suffit comme ça !" : Alain Finkielkraut explose contre les détracteurs de Patrick Bruel

"Ça suffit comme ça !" : Alain Finkielkraut explose contre les détracteurs de Patrick Bruel
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Une simple accusation suffit-elle désormais à dynamiter une carrière ? La question traverse en effet la société française, où le tribunal populaire semble devancer la justice. La tempête autour de Patrick Bruel en est ainsi l’illustration parfaite, poussant maires et militants à réclamer sa tête. Face à cette meute, une voix singulière s’élève pour hurler à la raison. Alain Finkielkraut a donc décidé de briser l’unanimité ambiante avec une virulence rare.

Curée nationale contre Patrick Bruel, fureur de Finkielkraut

La déferlante a pris une ampleur stupéfiante ces derniers jours. Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a en effet tiré le premier en conseillant à Patrick Bruel de « mettre entre parenthèses sa carrière ». Il a même assené, péremptoire : « Je pense qu'effectivement il devrait se retirer. » Anna Mouglalis a ensuite brandi une pétition féministe forte de 31 700 signatures.

Parallèlement, Benoît Payan, maire de Marseille, a évoqué la « gravité des accusations portées » pour justifier une annulation. À Brest, Stéphane Roudaut a aussi estimé que l’artiste « devrait avoir la décence, sans délai, de se mettre en retrait ». Il a fustigé l’attitude en martelant : « Ce que la loi n'impose pas, la dignité l'exige. » Cette pression généralisée a donc agacé Alain Finkielkraut au plus haut point. Son exaspération a alors trouvé un écho tonitruant dans les médias.

Contre-attaque cinglante d'Alain Finkielkraut

L’académicien a profité d’un passage sur CNews pour dégoupiller avec une ironie mordante. Il a d’abord étrillé le maire de Paris en lançant : « Je voudrais demander, lui, de mettre sa carrière entre parenthèses tant que la lumière ne sera pas faite sur les conditions de recrutement par la mairie de Paris des animateurs du périscolaire. »

Alain Finkielkraut a ensuite élargi son réquisitoire aux responsables politiques. « J'ai même entendu Marine Le Pen s'exprimer sur l'affaire Bruel. Ça va de Yaël Braun-Pivet à Marine Le Pen en passant par un certain nombre de maires », a-t-il ainsi énuméré. Puis, il a lâché la sentence fatidique : « Ça suffit comme ça ! » Ce cri du cœur dénonce en réalité une instrumentalisation politique. Face au tumulte, Finkielkraut impose une pause salutaire. Cette colère cache par conséquent un plaidoyer plus profond pour la présomption d’innocence de Patrick Bruel rejoignant Aurore Bergé.

Finkielkraut recadre le débat entre plainte et statut

Un chroniqueur l’a alors interpellé : « Est-ce que vous n'avez pas donné l'impression de ne pas vouloir entendre les victimes ? » La réponse de l’intellectuel fut chirurgicale. « J'entends la voix des plaignantes. J'entends la voix des plaignantes. Nous saurons, après enquête, si elles sont des victimes », a-t-il d'abord martelé. Il a ensuite tenu à clarifier sa position : « Je ne prends pas parti pour Patrick Bruel. »

Finkielkraut précise d'ailleurs ne l’avoir « peut-être croisé une ou deux fois » sans le connaître. Sa conclusion a claqué tel un couperet philosophique : « L'idée que les plaignantes sont des victimes, parce qu'on vous croit, non. La justice, ce n'est pas cela. » Ce distinguo entre émotion et droit a donc solidifié son argumentaire. Il plaide enfin pour une justice sereine, débarrassée des passions vindicatives et des calculs électoraux.

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