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Blanche Gardin : "Mon frère a été agressé…" Boycottée après un sketch sur Gaza, ses glaçantes confidences

On ne la présente plus ! Ayant gagné en notoriété en s'illustrant dans le Jamel Comedy Club, Blanche Gardin a rapidement séduit l'ensemble de l'Hexagone avec son humour décapant. Dans ses sketchs, la comédienne de 48 ans, malgré son air quasi-innocent, a toujours su rebondir à sa manière sur d'innombrables sujets brûlants.
Blanche Gardin : une artiste engagée qui ne mâche pas ses mots
"La vanne pour la vanne, ça ne m’intéresse pas”, avait assuré l'artiste engagée aux équipes des Inrocks, en 2014. Lors de l'entretien, Blanche Gardin qui assume ouvertement ses "blagues sur l’islamophobie, la pédophilie, la zoophilie", assurait se fixer "des limites". "J’en ai en tout cas, contrairement à ce que l’on pourrait croire: ce sont celles du traitement et du point de vue", a précisé l'intéressée. "Je ne cherche pas à faire rire à tout prix. Quand je dis 'il paraît que rigoler deux minutes par jour à des blagues islamophobes réduit le stress', j’ajoute après 'si vous rigolez, ça n’engage que vous'". Une signature qui a longtemps fait mouche.
"Depuis le 7 octobre, je suis antisémite"
Si par le passé elle déchaînait les passions, sa carrière connaît à ce jour une toute autre dynamique. Depuis plusieurs mois, Blanche Gardin affirme ne plus bénéficier de la même popularité auprès de ses pairs. Depuis sa participation en 2024 à la soirée Voices for Gaza avec d'autres artistes à La Cigale, la comédienne semble boycottée par une partie du milieu culturel et médiatique, un passage à vide qu'elle a récemment déploré dans les pages du Parisien. "Je m’appelle Blanche et depuis le 7 octobre, je suis antisémite", avait-elle lâché à Aymeric Lompret, dans son sketch qui a provoqué à son grand dam sa mise au ban. Une date qui n'est pas sans rappeler l'attaque du Hamas contre Israël, il y a deux ans, et qui a eu des conséquences majeures à bien des niveaux : une nouvelle guerre et une crise humanitaire sans précédent du côté de Gaza.
Son quotidien est devenu un véritable calvaire
Celle qui a dernièrement signé son grand retour au cinéma via le film L’incroyable femme des neiges a été accusée de sous-estimer la montée de l'antisémitisme en s'exprimant ainsi sur le conflit israélo-palestinien. Chose dont elle se défend. Dans la presse suite à la controverse, le comédien Elie Semoun avait d'ailleurs allégué qu'il avait pris ses distances avec cette dernière. Attaquée de toutes parts, Blanche Gardin — qui n'avait pas hésité à étriller LOL : qui rit sort ! — a reçu des menaces de "viol, de meurtre". Mais également "des campagnes de téléphone en provenance d’Israël".
"Pour moi, tout s’est arrêté pendant plus de quinze mois"
"Des tags sur ma porte, même mon frère a été agressé. Je ne dis pas ça pour me plaindre, mais c’est un état de fait", a énuméré la star qui a dû déménager, dans les pages du Monde comme l'a précisé Le Figaro. Dans celles du Parisien, Blanche Gardin affirme être écartée de la scène pour ses récentes prises de position en dénonçant la situation des Gazaouis. "Pour moi, tout s’est arrêté pendant plus de quinze mois… Je suis une humoriste et une citoyenne qui a voulu rendre absurde et ridicule le soutien total et absolu, en acte et en discours, à un régime qui s’apprêtait à massacrer une population civile. Il y a eu un silence global des célébrités sur Gaza, à un moment où de gros mouvements d’indignation auraient pu jouer un rôle... Même symboliquement", a-t-elle conclu, non sans amertume.
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