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Après Karine Le Marchand, Christine Kelly interpelle : "Aucun Français, même mes voisins m'ont dit que j'étais Noire"

Après Karine Le Marchand, Christine Kelly interpelle : "Aucun Français, même mes voisins m'ont dit que j'étais Noire"
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Depuis ses débuts à LCI en 2000, Christine Kelly n’a jamais cherché à être un symbole. « Il se trouve que j’étais la première femme noire des chaînes d’infos » a-t-elle ainsi lancé dans un premier temps lors de son passage sur Europe 1. Elle a également ajouté qu’elle ne s’est jamais sentie obligée de porter ce rôle sur ses épaules. Il faut dire que pour la journaliste, sa couleur de peau n’a jamais été un critère dans sa carrière, ni un facteur d’inclusion ou d’exclusion au sein de ses collègues.

Une première noire… qui ne change rien

Christine Kelly se souvient parfaitement de son arrivée à LCI. Elle était consciente de l’importance symbolique de sa présence, mais ce n’est pas ce qui l’a guidée : « Etre noire, aucun Français, même pas mes voisins, ne m’ont dit que j’étais noire ». Selon elle, cette absence de reconnaissance implicite reflète la complexité des rapports à l’identité raciale en France, où la couleur de peau peut être un fait marquant mais pas nécessairement un sujet de commentaire pour ceux qui l’entourent.

Le poids de l’étiquette médiatique

Pour Christine Kelly, être perçue comme « la première femme noire » aurait pu être un poids supplémentaire, un rôle imposé par le regard des autres. Elle a pourtant choisi de s’en affranchir : « J’en ai rien à cirer moi d’être la première noire à être dans une chaîne d’infos ».

Ce détachement montre une volonté de se définir par son travail et son professionnalisme plutôt que par son apparence, un positionnement qui inspire de nombreux jeunes journalistes.

Une réflexion sur la société française

Ses propos soulignent également un constat plus large : le regard des Français sur les questions raciales est souvent ambivalent. Alors que certains s’attendent à ce que l’on souligne chaque première, Christine Kelly raconte qu’au quotidien, cette distinction n’existe pas. « Même mes voisins ne m’ont jamais dit que j’étais noire », insiste-t-elle ainsi en mettant en lumière une normalisation de la différence, mais aussi une invisibilisation possible des identités minoritaires dans la sphère publique.

Inspirer sans se définir par la couleur

En évoquant son parcours, Christine Kelly ouvre donc une discussion sur l’importance de se réaliser pleinement dans sa carrière, indépendamment des marqueurs identitaires. Son message est en tout cas clair : on peut être pionnière sans que cela devienne une étiquette définitive, et l’on peut inspirer par le talent et l’engagement, non par la couleur de peau. Avec ses mots francs et son recul, la journaliste rappelle ainsi que les vraies réussites se mesurent par les compétences et l’impact, et non par l’appartenance à un groupe visible ou symbolique.

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