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Agnès Jaoui se positionne sur l’affaire Patrick Bruel : “Il y a des choses qu’on accepte plus”

Agnès Jaoui se positionne sur l’affaire Patrick Bruel : “Il y a des choses qu’on accepte plus”
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Alors qu’elle arpente une fois de plus les marches de Cannes cette semaine avec son film L’Objet du délit, l’actrice, réalisatrice et scénariste Agnès Joui était invitée cette semaine sur le plateau de BFM TV. Alors que son dernier film parle de l’égalité homme-femme au sein de l’industrie théâtrale, elle en a profité pour donner son avis sur l’affaire Patrick Bruel : “Il y a des choses qu’on n’accepte plus”. Pour rappel, ce dernier est accusé de viols et violences sexuelles par pas moins de trente femmes, dont l’animatrice Flavie Flament.

Agnès Jaoui défend les victimes et leur prise de parole tardive

Elle dénonce notamment les critiques envers les victimes : “J’entends beaucoup dire : ‘Mais comment ces femmes se réveillent trente ans après ?’ Il y a encore beaucoup d’incompréhension par rapport à ça. D’abord ils (les gens tenant ces propos) ne savent pas. Ces femmes sont peut-être allées se plaindre à la police et on ne les a pas entendues. Ils ne savent pas aussi que des fois, ça prend beaucoup de temps de réagir. C’est aussi beaucoup une question de temps, d’époque et de temps personnel pour comprendre un traumatisme et savoir que ce n’est pas normal, pour accepter d’en parler à nouveau, pour se rendre compte qu’après vingt ou trente ans, c’est toujours une douleur… Tout ça est complexe et je pense que les femmes ou les hommes qui ne l’ont pas vécu ne se rendent pas compte.”

Agnès Jaoui : “Ça ne dérangeait pas du tout de draguer les élèves”

 
Interrogée par le magazine Paris Match, Agnès Jaoui tient à souligner que tous les hommes ne sont pas à mettre dans le même panier : “Ils se sont eux aussi pris la vague dans la figure, et beaucoup ont découvert sincèrement, et avec effarement, le nombre de femmes victimes. Je me souviens les avoir vus abasourdis et s’interroger : ‘Qu’est-ce que j’ai pu faire, moi, dans le passé, qui serait problématique ? Est-ce que c’était mal d’insister ?’” Une évolution des mœurs dont le monde du cinéma avait bien besoin : “Dès le Cours Florent, j’ai été face à des gens libidineux, que ça ne dérangeait pas du tout de draguer des élèves, de leur faire des propositions.

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