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Romane Bohringer : « L’absence de ma mère a été un chagrin que j’ai enfoui pendant 40 ans »

Avec la douceur et la pudeur qui la caractérisent, Romane Bohringer se raconte dans son second film, « Dites-lui que je l’aime », une adaptation bouleversante du livre éponyme de Clémentine Autain. Tête-à-tête, tout en émotion.
Dans la famille des films bouleversants, nous demandons « Dites-lui que je l’aime ». Pour son deuxième long-métrage, Romane Bohringer s’empare avec tendresse du livre éponyme de Clémentine Autain. Une sorte d’autobiographie-fiction dans laquelle elle crée un parallèle avec sa propre histoire familiale. Car la comédienne aussi a connu, dès son plus jeune âge, l’abandon, l’absence et le décès d’une mère. Laissée à son père à l’âge de 9 mois, sa mère décède quelques années plus tard, à 36 ans. « L’absence a été un chagrin originel que j’ai complètement enfoui. Ma manière de m’en relever a été de développer une personnalité très combative, enthousiaste et joyeuse », confie-t-elle. « J’ai attendu 40 ans avant de pouvoir mettre des mots sur ce chagrin. »
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